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Le plein de générosité, une devise de la pompe Pessleux

Freddy Destrait, Secrétaire Général de SOS Faim, ne regrette pas d’avoir décroché à l’appel du gérant de la pompe Pessleux de Fosse La Ville qui lui fait part de la proposition suivante : offrir à SOS Faim 0,025 euro par litre d’essence vendu pendant 1 mois pour lutter contre la famine en Afrique de l’Est. Nous nous sommes rendus sur place pour en savoir plus sur cette initiative originale de soutien.


Un voyage au Sénégal à l’origine de cette initiative.

Il y a douze ans, Frédéric Pessleux s’est rendu au Sénégal. Là-bas, il rencontre une permanente de l’association « Les enfants du Sénégal ». Cette rencontre lui fait prendre conscience du problème de la faim en Afrique. Avec des amis belges, il décide de lancer une action de soutien à l’artisanat d’un groupement de femmes sénégalaises: « Avec l’argent récolté, nous construisons des écoles, des puits et nous installons des panneaux solaires dans les villages. »
C’est aussi ce voyage au Sénégal qui est à l’origine de l’action de soutien en faveur des partenaires de SOS Faim : « Ce qui m’a donné l’envie d’aider l’Afrique c’est la rencontre d’un petit enfant dans la brousse qui avait le ventre gonflé. Là, j’ai compris qu’il était possible d’avoir faim. »

Pourquoi avoir choisi SOS Faim ?

Lors de notre entretien, Mr Pessleux nous a fait part des nombreuses difficultés rencontrées lors des négociations avec ses partenaires africains (détournement d’argent, corruption, manipulation, …). C’est en effet une des raisons pour lesquelles il a choisi de soutenir une ONG qui, en plus de son appui financier, accompagne toujours ses actions d’un renforcement des ressources humaines locales.


Une autre de ses motivations est l’envie de réduire les inégalités Nord-Sud : « Sans aucun doute, tous les êtres humains sont égaux, mais tout le monde n’a pas la même chance». Le pompiste de Fosse la ville gagne bien sa vie et, conscient de cette chance, souhaite en faire bénéficier d’autres autour de lui.

La dernière raison, mais non la moindre, est son désir de servir d’exemple à ses trois enfants : « Mes enfants me trouvent fou de verser un tel montant, mais je leur réponds que nous sommes tous frères et que nous devons nous entraider. ».

Le coup de fil de ce donateur pas comme les autres nous aura agréablement surpris. Espérons que son message se répercute au sein d’un public aussi large que possible et qu’il soit à l’origine d’un élan de solidarité encore plus grand.