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La Voix du Paysan : opération parrainage

[02-04-2013]

 A l’origine de cette opération, une douzaine de donateurs luxembourgeois de SOS Faim, qui, au retour d’une visite au Cameroun, ont souhaité parrainer des lecteurs du journal La Voix du Paysan/The Farmer’s Voice. En contribuant aux 2/3 du prix d’un ou plusieurs abonnement(s) annuel(s), ces donateurs et leurs amis ont ensemble collecté la jolie somme de 2185€. Ainsi, en août 2012, 730 petits producteurs ont pu être parrainés et découvrir le « mensuel de l’entrepreneur agricole ».

 L'initiative a été accueillie avec enthousiasme par la rédaction de LVDP pour qui cette opération a permis de toucher un nouveau public, réparti sur tout le territoire et parmi les plus démunis. Un an après, les témoignages des lecteurs bénéficiaires de cette opération ne laissent pas de doute, ce fut une aubaine pour eux de pouvoir découvrir le journal et d’avoir accès à une information riche et de qualité.

 

Voici quelques témoignages :


 Madame Déborah ANYOUTOU, Déléguée du groupe d’initiative commune « GIC Femme au foyer » de Mintô

 « C’était difficile de trouver les informations »

Quelles sont vos activités à Mintô ?

Je suis née ici à Mintô. J’y ai grandi. J’ai fait quelques tours en ville comme beaucoup de gens, mais c’était dur. Je suis retournée rester définitivement au village et faire mes champs. Depuis une vingtaine d’années, je suis dans l’agriculture. Je cultive le manioc, les arachides et la banane plantain pour nourrir ma famille.

Comment avez-vous accueilli le fait d’être parrainée pour un abonnement à La Voix Du Paysan?

Je fais partie d’un grand ensemble appelé comité de développement regroupant des groupes d’initiative commune et des personnes isolées. Depuis, on nous dit qu’il est nécessaire de nous informer pour mieux travailler. Mais c’était difficile de trouver les informations. Dès que l’opportunité nous a été donnée par ces personnes de bonne volonté qui nous ont parrainés, je n’ai pas hésité.

Que vous apporte le journal de plus dans vos activités ?

Notre satisfaction va grandissante. Je lis mon exemplaire de journal avec d’autres femmes du GIC. Elles ont compris le bien fondé de mieux s’informer. Les thèmes traités nous concernent entièrement. Les conseils techniques nous aident beaucoup. Par exemple : comment obtenir de bons rejets de bananier plantain par la méthode PIF [Plants issus de fragments de tiges]? Nous n’en savions rien du tout. Pourtant, c’est une technique bien simple. Grâce à La Voix Du Paysan, nous savons nous-mêmes produire désormais des rejetons de plantain sains. Nous nous y lançerons dès la prochaine 

campagne agricole. Nous voulons avoir suffisamment de rejets et créer une grande bananeraie. En même temps, nous sommes en train de labourer la terre sous forme de planches pour faire la tomate. Nous pensons que ça pourra augmenter nos rendements.

Seriez-vous prête à vous abonner par vos propres moyens ?

Je me suis déjà habituée à ce journal, à force de le recevoir depuis quelques mois. Pourtant, je ne le connaissais pas avant. Votre question m’amène à penser qu’il faut déjà que je commence à réunir les moyens pour renouveler mon abonnement. Je ne peux plus m’en séparer.

  

Jean Paul NGUIAMBA, Paysan, délégué du groupe d’initiative commune SOCCOPIA, arrondissement d’Efoulan, région du Sud Cameroun

« Les fiches techniques m’ont particulièrement intéressé »

Que faites-vous dans la vie ?

Je fais l’agriculture et le petit élevage à côté de ma case au village. C’est encore l’agriculture et l’élevage de subsistance. Vous comprenez la cause, c’est le manque de moyens et d’informations pour mieux faire.

Parlant de l’information, comment faites-vous pour y accéder ?

La difficulté est réelle. D’abord il n’y a pas assez de médias qui s’intéressent au monde rural. Ensuite, les structures d’encadrement de l’Etat n’offrent pas grand-chose en termes d’informations actualisées. Nous devons trouver d’autres sources d’informations nous-mêmes.

C’est là où un journal comme La Voix Du Paysan devient une aubaine. Il vulgarise les techniques de production dont nous avons besoin.

Depuis combien de temps recevez-vous La Voix Du Paysan ?

Je reçois ce journal depuis le mois d’août 2012. J’ai été parrainé pour cela. Mais je suis au courant de l’existence de ce journal depuis plusieurs années. C’était seulement un peu difficile de l’acheter. Mais j’ai souvent eu des informations sur les activités champêtres à travers des proches qui le lisent.

Qu’avez-vous appris précisément depuis que vous lisez ce journal ?

Les fiches techniques m’ont particulièrement intéressé. Vous savez, ici dans notre village, nous faisons beaucoup dans le piment, la tomate et le bananier plantain. Les dernières parutions nous ont permis d’avoir le cœur net sur les pratiques culturales. Aujourd’hui, je peux estimer avoir la maîtrise de l’itinéraire technique du piment et de la tomate.

Avez-vous mis en pratique ces connaissances reçues ?

Actuellement, je peux déjà distinguer les types de maladies qui attaquent le piment et la tomate. A ce jour, dans notre groupe d’initiative commune, nous savons déjà programmer nos traitements phytosanitaires. On ne fait plus les choses à tâtons.

Que pouvez-vous dire à l’attention des personnes qui vous ont parrainé ?

Elles ne mesurent peut-être pas l’ampleur de l’acte qu’elles ont posé à notre endroit, nous paysans du Cameroun. Mais nous sommes le témoignage que leur acte de cœur a été utile. Nous cultivons avec de nouvelles idées. La croissance de notre production ne va pas tarder.

 

Mme Sangris DJIDJA KONGNE, Palar dans le département du Diamaré, Extrême-Nord du Cameroun 

« Le journal vient en mon nom, c’était impensable »

Comment appréciez-vous le fait d’avoir bénéficié d’un parrainage pour votre abonnement à La Voix Du Paysan?

Je n’avais jamais su qu’un jour je serais abonnée à un journal. C’est le cas depuis juillet 2012 avec La Voix Du Paysan. Le journal vient en mon nom. Et je le lis avec mon mari. C’était impensable.

En quoi le journal vous a-t-il aidé ?

Dedans, nous avons appris des astuces pour réussir l’élevage à petite échelle. Au point qu’après la publication de septembre 2012, nous avons mis sur pied un petit élevage de volaille. Mais étant donné que nous ne pouvions acheter des poussins de race améliorée, nous l’avons fait avec les poules du village. Nous avons aussi amélioré notre technique de conservation de l’oignon.

Pour moi, La Voix Du Paysan est une école d’agronomie pour tous. Ceux qui nous ont parrainés sont nos bienfaiteurs. Ça va faire deux mois que je rappelle à mon mari que la fin de l’abonnement c’est pour bientôt. J’aimerais qu’il me soutienne pour me réabonner.

 

 

L'opération continue!

 Pendant que les abonnés parrainés sont encouragés à se fidéliser à la lecture du journal par leurs propres moyens, le service de diffusion de La Voix Du Paysan et The Farmer’s Voice (LVDP/TFV) s’attèle à susciter des parrainages pour de nouvelles personnes. En effet, l’opération parrainage n’entend pas offrir deux abonnements de suite à une même personne.  

 

 Si vous aussi vous souhaitez participer, merci de faire un don sur le compte CCP (CCPLLULL) IBAN LU22 1111 0055 5526 0000 avec la mention «parrainage LVDP».

 Avec 3€, un donateur contribue pour les 2/3 du financement d'un abonnement d'un an au journal. Grâce à cela, il bénéficiera douze mois durant d'informations pratiques qui l'aideront à améliorer ses pratiques culturales, à diversifier ses cultures, à  transformer sa production et à améliorer son accès au marché. Pour 30 euros, c'est tout un village qui pourra être abonné!

 

Vous recevrez une lettre de remerciement spécifique et pourrez suivre les informations concernant ce parrainage à paraître sur le site. Vous pourrez également recevoir ces informations par mail en communiquant votre adresse mail lors du virement.