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SOS Faim : priorité aux acteurs locaux

[27-03-2013]

La faim est liée à une situation de pauvreté et non de pénurie alimentaire comme certains voudraient nous le faire croire. Si aujourd’hui encore près de 900 millions de personnes souffrent de la faim c’est parce qu’elles sont pauvres, et non parce qu’elles n’ont pas accès à la nourriture. Que du contraire, puisqu’elles sont en majorité des paysannes et des paysans !

Mettre fin au paradoxe de la faim

Consciente de ce paradoxe de la faim (où ceux qui produisent l’alimentation sont aussi ceux qui n’ont pas le pouvoir d’achat d’y accéder), SOS Faim lutte contre la pauvreté en milieu rural. Comment ? En soutenant l’agriculture paysanne et familiale. Car, si en Belgique comme au Luxembourg la population active qui travaille dans l’agriculture est tombée sous la barre des 2%; dans les pays du Sud on compte souvent plus de 60% de la population active vivant, en tout ou en partie, d’une activité agricole.

«Qu’ils se débrouillent ! (c’est bien notre avis) »

Qu’ils se débrouillent ! (c’est bien notre avis). C’est au détour de ce slogan choc que SOS Faim illustre depuis 1996 son approche du partenariat. SOS Faim travaille avec des partenaires sur le long-terme dans une logique d’accompagnement. Le partenaire définit ses priorités, exprime ses attentes et besoins et fixe ses objectifs.

SOS Faim, dans le cadre d’une relation réciproque faite de respect et de confiance et à travers des conventions de financement négociées avec lui, accompagne le partenaire dans la concrétisation de ses ambitions : formation de techniciens, création de fonds d’investissement, accès aux semences, amélioration de la commercialisation des produits, renforcement des organisations de défense des intérêts des paysannes et paysans, …


En 2012, 100% des appuis aux programmes de nos partenaires ont été mis en œuvre par ceux-ci. Pour SOS Faim Belgique cela représente 4.122.459€ et pour SOS Faim Luxembourg, 2 234 207€. Au total, ce sont 6.356.666€ qui ont contribué concrètement à la lutte contre la pauvreté en milieu rural et au renforcement de la souveraineté alimentaire dans 11 pays.

Agir avec le Sud à trois niveaux

Le travail d’accompagnement de SOS Faim porte sur trois axes.

Le premier concerne la mise en place, dans les pays du Sud, de cadres politiques et institutionnels plus favorables aux ruraux, qui rencontrent leurs priorités et leurs aspirations.
À titre d’exemple, le plaidoyer déployé par les organisations paysannes congolaises en vue de la rédaction d’une loi d’orientation agricole qui prenne en compte leur vision de l’agriculture et leurs préoccupations. Cette loi, grâce à leur action et au soutien d’une dizaine d’organisations belges dont SOS Faim, a été adoptée, même si beaucoup de travail sera encore nécessaire pour sa mise en oeuvre.  


Le second vise à l’amélioration et la pérennisation de l’accès, par les acteurs ruraux, aux services financiers adaptés à leurs besoins.

  • Le travail de Ciderural au Pérou a permis d’octroyer 28.303 crédits à ses membres afin de réaliser dans de bonnes conditions leurs activités agricoles. De bonnes conditions supposent déjà de pouvoir bénéficier de services financiers. Or, nombreux sont les paysans totalement en marge du système bancaire. Par le biais de coopératives construites à partir des besoins des paysans, les services financiers sont adaptés à leur réalité et répondent à leurs attentes.


Le dernier axe regroupe les actions qui contribuent à l’amélioration des performances agricoles des exploitations familiales, tant en termes de production que de transformation et de commercialisation.
Au Niger, l’action de la Fucopri illustre bien cet objectif. Tout en mettant en œuvre un programme d’approvisionnements en intrants (semences, engrais, …),  20% de la production de riz de ses membres sont maintenant commercialisés à un prix avantageux.


Par ces exemples, SOS Faim tient à rappeler l’importance des partenariats avec les organisations de producteurs. Des partenariats qui reposent sur les besoins et attentes des partenaires.

 

Des partenaires du Sud témoignent de cette relation de partenariat privilégiée, découvrez leurs témoignages : 


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