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Séminaire Agriculture de demain

Agriculture en crise et transition en cours : quelle dynamique?

La question sera au coeur du débat le lundi 13 mai pour une journée de réflexion et d'échanges autour de la transition agricole.

 

Dans le cadre du lancement de leur nouvelle campagne, le CNCD/11.11.11 organise un séminaire d'une journée.

Lieu : Maison des associations internationales, Rue de Washington, 40 - 1050 Ixelles

Date : lundi 13 mai 2013 – 9h15 à 17h30

Intervenants

  • Olivier De Schutter,
  • Hans Herren,
  • Laure Brun Diallo,
  • Martin Wolpold Bosien,
  • Piet Vanthemsche,
  • Thierry Kesteloot,
  • Arnaud Zacharie,
  • Bogdan Vandenberghe

 

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Spéculation financière : les ONG font entendre leurs voix

Mardi 16 avril - Parlement fédéral. Virginie Pissoort, responsable du plaidoyer à SOS Faim s'exprime au nom de la Coalition contre la faim sur la position des ONG face aux spéculations financières sur les matières premières agricoles. Cet article reprend quelques points clés d'interpellation et de position des membres de la Coalition adressés aux Parlementaires fédéraux. 

 

En Belgique, la Coalition belge contre la faim qui regroupe une vingtaine d’ONG francophones et néerlandophones a initié un plaidoyer sur le thème de la volatilité et de la spéculation. Ce plaidoyer, mené auprès des pouvoirs publics, s’appuie entre autre sur la déclaration de politique générale du gouvernement Di Rupo de décembre 2011 dont je me permets de rappeler les termes ici :

«  Vu la spéculation galopante sur le marché des matières premières alimentaires, le gouvernement prendra des initiatives au niveau des forums internationaux ad hoc pour lutter contre la faim dans le Monde. La Belgique s’engage à faire la promotion de l’agriculture locale et familiale en vue de l’alimentation domestique ».  La cohérence des politiques pour le développement est également un axe de la déclaration gouvernementale qui doit orienter les débats et les décisions.

La faim dans le monde est d’abord un problème d’accès à la nourriture et un problème de prix. Revenons-y.

Les meurtrières émeutes de la faim de 2008 et de 2011, qui ont particulièrement frappé les pays importateurs de produits agricoles, illustrent à suffisance le lien entre hausse des prix sur les marchés internationaux et hausse des prix sur les marchés locaux.

Si certains – toujours les mêmes - subissent de plein fouet les effets de la volatilité, d'autres– toujours les mêmes également – tirent leur épingle du jeu. Dans des chaînes de productions caractérisées par des rapports de forces très inégaux, ce sont les spéculateurs financiers, les fonds d'investissements, les grands négociants de produits alimentaires, les fournisseurs d’intrants ou les grands propriétaires terriens qui s’en sortent. Il n’est pas inutile de rappeler que Dreyfus a fait 1,1 milliard de bénéfice net en 2012, alors que la FAO dressait le bilan de 40 millions de personnes supplémentaires souffrant de la faim dans le monde. Quant à  Cargill, premier négociant en grain en 2008, elle affichait un bénéfice net de 3,6 milliards de dollars en 2008, alors que 100 millions de personnes avaient basculés dans la catégorie des personnes sous alimentées, du fait de la hausse des prix agricoles.

La faim et la pauvreté découlent d’un problème de prix et de volatilité des produits agricoles. Mais cette volatilité des prix est avant tout la conséquence de choix politiques en faveur d’une dérégulation des marchés.

 

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