Mali : Kafo Jiginew
Le contexte: Le Mali (11 à 12 millions
d’habitants) reste l’un des pays les plus défavorisés
de la planète. Le principal produit d’exportation est le coton
dont la chute du cours est fort préoccupante pour les petits producteurs.
C’est dans le Sud-Mali, zone de production cotonnière, que
le réseau des
caisses d’épargne et de crédit
Kafo Jiginew (Union des greniers) s’est implanté en 1987.
Un projet au service de la population. Les objectifs initiaux
étaient de créer une banque pour les paysans, gérée
par eux, qui rassemblerait et mettrait en sécurité l’épargne
locale en la faisant fructifier, mais aussi l’utiliserait sous la
forme de petits crédits pour les paysans.
Kafo Jiginew propose aujourd’hui un compte à
vue rémunéré 3% par an et un compte à terme
rémunéré 4% par an. Mais surtout, elle octroie quatre
types de crédits :
- le « crédit de campagne » répondant aux besoins des paysans durant la période de soudure (entre deux récoltes) et permettant aux artisans et commerçants de faire des avances de trésorerie ;
- le « crédit ordinaire court » principalement destiné à financer des activités commerciales ou d’autres activités menées par les femmes ;
- le « crédit pour l’achat d’intrants (engrais) » ;
- le « crédit d'équipement », seul produit de crédit à plus d’un an, qui sert entre autres à acheter du matériel agricole, à construire ou à rénover son habitat.
Un nouveau partenariat au bénéfice des riziculteurs. Kafo a pour ambition de proposer ses services financiers aux riziculteurs de la zone de l'Office du Niger, membres du Sexagon (syndicat des exploitants agricoles de l'Office du Niger). Les riziculteurs ont en effet de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. D'où l'idée d'offrir aux riziculteurs la possibilité de faire des petits crédits afin de s'équiper et d'améliorer leurs rendements. Lire l'article paru dans Maliweb
Les microcrédits donnent des résultats. SOS Faim travaille avec Kafo Jiginew depuis plus de 20 ans. Depuis 1998, nous soutenons le développement des crédits d’équipement, utilisés pour l’achat et le remplacement des boeufs et des équipements (charrue, charrette,…) mais aussi pour des investissements en dehors de l’agriculture (logement, petit commerce, …). Ainsi les paysans peuvent améliorer considérablement leurs conditions de vie et éviter de sombrer dans la pauvreté et la famine quand les revenus liés au coton sont trop faibles.



