Pérou : SNV
Le contexte: La vigogne est un animal sauvage, hostile aux activités humaines et vivant à plus de 4.000 mètres d’altitude, dans les régions rurales et très pauvres des Andes. L’exploitation de la laine de vigogne, qui se fait au niveau de chaque communauté indienne, représente ainsi une ressource non négligeable pour les paysans péruviens. En effet, cette laine est d’une grande finesse (plus douce que le cachemire) et donc d’une forte valeur monétaire.
L’alpaga est un autre camélidé andin qui constitue une source de revenu pour les paysans grâce à la commercialisation de sa fibre et de sa viande.
Un projet au service des populations. SOS Faim soutient, depuis 2002, la Société Nationale de la Vigogne (SNV) dans ses objectifs de conservation, protection et gestion de la vigogne, afin de favoriser le développement socio-économique des communautés paysannes.
Les conditions d’exploitation étaient en effet loin d’être optimales: tonte au ciseau en l’absence d’autres moyens portant ainsi préjudice à la qualité de la fibre de la vigogne et à ses possibilités d’exploitation commerciale, et absence d’unité de traitement pour la fibre d’alpaga (lavage, décrêpage et filature), ce qui obligeait les paysans à vendre la laine à l’état brut, et donc à bas prix.
Formations et acquisitions donnent des résultats. L’appui de SOS Faim a ainsi permis à la SNV d’acquérir du matériel de capture (filet) et de tonte. En 2004, SOS Faim a également encouragé la création de la CAPCA (Consortium des Associations de Producteurs de Camélidés Andins). Cette association de producteurs a comme objectif d’appuyer la SNV dans la collecte, le traitement et la commercialisation de la fibre de vigogne. De plus, CAPCA, avec le soutien de SOS Faim, a commencé la construction d’une installation de traitement mécanique de la fibre d’alpaga qui permettra de générer plus de valeur ajoutée pour les paysans.
Cette usine, située à Pisco, devait être opérationnelle dès 2007. Ce ne fut cependant pas le cas : en mai 2007, un tremblement de terre a touché la ville de Pisco (Ica) où se trouve l'usine et a détruit une grande partie des infrastructures (bâtiments). Pour réagir à ce coup dur et permettre à l'usine de fonctionner rapidement, il a été décidé d’inclure les gouvernements régionaux et les municipalités intéressées dans les discussions sur l’avenir de cette structure.
Fin 2007, l’objectif de CAPCA était également de se structurer en coopérative afin d’accéder, avec une plus grande facilité, à des emprunts, et ainsi, de pouvoir accroître son volume d'activités.



