
Au Niger, 90% de la population vit de l’agriculture ou d’activités étroitement liées à l’agriculture. Mais le Niger est un pays très pauvre et fréquemment sujet à l’insécurité alimentaire. Cela est dû aux aléas climatiques drastiques (au Niger, il ne pleut que 2 mois par an) mais aussi au désengagement de l’Etat dans le secteur agricole. En effet, la part réservée par l’Etat au secteur rural est dérisoire (moins de 5% du budget national). Dans ce contexte, le mouvement paysan nigérien s’affirme et crée, en 1998, la Plate Forme Paysanne du Niger (PFPN). La PFPN est un cadre de réflexion, de concertation et d’action. Elle se mobilise pour défendre les intérêts des agriculteurs au niveau national, sous-régional et international. Et elle contribue à faire des paysans nigériens de véritables acteurs du développement socio-économique.
Aujourd’hui, la PFPN regroupe 27 organisations paysannes et est implantée dans les huit régions du pays. Elle organise divers ateliers de réflexion et de formation, notamment « La Journée du Paysan », cadre idéal de concertation entre les producteurs ruraux, les décideurs politiques et les partenaires techniques et financiers, dont la deuxième édition s'est tenue du 28 au 29 janvier 2009 à Niamey, la capitale. Elle est également membre fondateur du ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest).

La PFPN et SOS Faim. En 2007, SOS Faim a financé deux ateliers d’information et de sensibilisation sur les Accords de Partenariat Economique (APE) organisés par la PFPN. Ces ateliers furent la première étape du partenariat entre SOS Faim et la PFPN qui s’est formalisé en 2008 afin d’aider l’organisation nationale à mieux se structurer et à répondre efficacement aux besoins de ses membres. Deux objectifs : 1. renforcer les capacités de la PFPN en général, la communication et le plaidoyer en particulier), 2. améliorer l’environnement économique pour les producteurs ruraux et, indirectement, augmenter leurs revenus.