Le combat d’une agricultrice pour garder ses terres

Ndioufa avait peur pour son avenir et celui de ses enfants. Elle risquait de perdre ses terres du jour au lendemain et donc de se retrouver sans revenus. Grâce à l’association Jig-Jam, elle a entamé une bataille pour obtenir le droit de poursuivre son activité sur les terres familiales.

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Ndioufa Sow habite le village de Koulouck Wolof, dans la région de Thiès au Sénégal. Depuis le décès de son mari, elle est devenue chef de l’exploitation familiale. Sur une superficie totale de 5 hectares, la famille de Ndioufa produit du mil et de l’arachide. Dans la région de Thiès, comme ailleurs au Sénégal, la plupart des exploitations familiales ne disposent pas de titre foncier. La terre est généralement exploitée de génération en génération par la famille sans que celle-ci en soit officiellement propriétaire. Du jour au lendemain, une famille peut se retrouver privée de sa terre sans pouvoir contester. C’est ce qui risquait d’arriver à Ndioufa, à la mort de son époux.

Une histoire qui se termine bien

Ndioufa portariatNdioufa avait peur pour son avenir et celui de sa famille. Sans ses terres, elle perdait son travail, sa source de revenus et ses récoltes qui lui permettent de mettre sa famille à l’abri de la faim. Mais elle a décidé de se battre. Accompagnée par l’association Jig-Jam, Ndioufa a entamé une bataille pour obtenir le droit de poursuivre son activité sur les terres familiales. Et elle a gagné !

Jig-Jam est une association membre de la FONGS,  partenaire historique de SOS Faim. Jig-Jam réalise, entre autres, un travail de plaidoyer auprès des élus locaux afin qu’ils octroient des « délibérations », un document officiel qui sécurise les terres des paysans.

De nombreux agriculteurs sont encore menacés

Ce genre de situations arrive malheureusement trop souvent. De nombreux agriculteurs n’ont pas la chance de Ndioufa et n’ont d’autres choix que de quitter leurs terres.  Ils se retrouvent donc privés de de leur logement, de leur travail et de leurs moyens de subsistance. C’est pourquoi, SOS Faim et ses partenaires mènent différentes actions de plaidoyer en Afrique et en Amérique latine pour défendre les intérêts des petits agriculteurs.

 

Pour mener à bien nos actions et mettre le plus grand nombre possible d’agriculteurs à l’abri de ces injustices, nous avons besoin de vous !

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