Accusée d’accaparements de terres, la société SOCFIN contre-attaque

Quand les ONG dénoncent les accaparements de terres de la société SOCFIN et demandent un dialogue, SOCFIN se braque.

Le 31 mai dernier, des citoyens et des associations ont mené une action lors de l’Assemblée générale des actionnaires de SOCFIN pour illustrer la manière dont ce groupe ne respecte pas les droits des communautés locales dans ses plantations de palmiers à huile et d’hévéa en Afrique et en Asie.

Loin de faire écho aux demandes de la société civile qui revendique la mise en œuvre d’une plateforme de dialogue internationale, les réactions de SOCFIN sont agressives.

Au cours de son Assemblée générale,  SOCFIN a distribué un rapport contenant des arguments visant à décrédibiliser les organisations de la société civile. Ce rapport n’hésite pas à déclarer, sans preuve à l’appui, qu’elles adoptent « systématiquement une position opposée à tout effort de développement des économies locales en privilégiant la défense des petits agriculteurs familiaux… »

L’ONG FIAN, avec laquelle SOS Faim participe aux interpellations des actionnaires, est particulièrement visée par ce groupe aux mains du Belge Hubert Fabri et du Français Vincent Bolloré.

SOS Faim et FIAN continuent leur combat et espèrent pouvoir entrer dans un dialogue constructif avec SOCFIN.

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