Alizée Du Bus fait le point sur son expérience bolivienne

Alizee Sapecho 3Depuis août 2014, SOS Faim collabore avec le programme Junior CTB. C’est dans ce cadre qu’Alizée a rejoint l’antenne de SOS Faim en Bolivie depuis le mois d’avril. Au total, son expérience bolivienne durera un an, la voilà donc exactement à mi-chemin. On en profite pour revenir sur son parcours, son rôle au sein de l’antenne, ses espoirs et ses attentes.

Qu’est-ce qui t’a amenée chez SOS Faim ?

J’étais particulièrement intéressée par des projets de microfinance en général et SOS Faim était la seule ONG qui en proposait via le programme junior de la CTB. De plus, j’avais assez envie de travailler en Amérique latine. SOS Faim répondait donc complétement à mes attentes et envies !

Quel est exactement ton rôle au sein de l’antenne bolivienne ?

Je travaille à mi-temps pour SOS Faim et l’autre moitié de mon temps, je la consacre à FINDEPRO, un partenaire de SOS Faim.

Pour SOS Faim, je travaille principalement sur les aspects financiers des projets. Je fais l’état des lieux des différents partenaires et l’état de leur portefeuille. Il s’agit surtout de projets ponctuels.

Pour FINDEPRO, qui elle-même travaille avec 3 Institutions de Microfinance (IMF) émanant de coopératives d’agriculteurs, je travaille sur un seul gros projet qui consiste à mesurer la performance sociale des 3 IMF.

Parmi ces différents projets quel est celui qui te tient particulièrement à cœur ?

C’est justement ce projet de FINDEPRO, c’est celui sur lequel je m’investis le plus. J’avais peur que les partenaires ne soient pas très enthousiastes car il s’agit quand même d’un outil de contrôle de la part des bailleurs. Mais ils ont été très ouverts et même demandeurs. C’est très positif car ça leur permet de se remettre en question et d’analyser s’ils sont sur la bonne voie pour atteindre les objectifs qu’ils se s’étaient initialement fixés.

Comment vois-tu tes 6 prochains mois ?

Et bien, je vais continuer à m’investir à 100% sur ces différents projets. Pour FINDEPRO, je vais également commencer à travailler sur l’éducation financière des clients. C’est-à-dire d’expliquer tous les risques inhérents à la microfinance, comme les risques de surendettement par exemple. C’est moi qui vais mettre tout cela en place et je suis impatiente !

Selon toi, quel est le principal challenge pour l’antenne dans les années à venir ?

La coca est plus rentable que le café, il y a donc beaucoup de producteurs qui arrêtent la production de café pour faire de la coca. En plus de cela, l’agriculture en Bolivie est confrontée à un important exode rural des jeunes, qui partent travailler dans les villes. Le challenge sera donc de revaloriser la production de café et d’essayer de garder les jeunes dans les campagnes. C’est indispensable  pour assurer l’avenir du secteur !

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