« Avec le climat qui change, l’eau vient à manquer »

Trois bénévoles de SOS Faim ont accompagné une mission au Pérou en novembre à la rencontre de paysans. Fanny partage avec nous l’interview de Quintin Flores. Il fait partie de la communauté Ccoyo dans la province de Chumbivilcas. Très content d’être interviewé et avec un brin d’humour, Quintin nous a partagé son quotidien d’agriculteur.

Pouvez-vous vous présenter ?

Mon nom est Quintin Flores et j’ai 67 ans. J’ai neuf enfants, six d’entre eux vivent encore avec moi. Je n’ai été que jusqu’à la 5ème primaire mais mes enfants ont tous bénéficié d’une bonne éducation et suivent des études supérieures.

Quel est le problème principal auquel fait face votre communauté ?

L’enjeu principal pour nous est le manque d’eau. Cette saison, on regarde le ciel en espérant qu’il pleuve. S’il y a de l’eau, n’importe quel produit peut pousser. Mais sans eau, il n’y a pas de vie, pas de production, pas de vente et pas de revenu. C’est un cercle vicieux. Le climat est un facteur qui peut affecter profondément notre travail et notre réalité.

Observez-vous des changements climatiques ces dernières années ?

À l’époque, le climat était plus favorable. Avec le climat qui change, l’eau vient à manquer. Cette saison, le soleil frappe fort. Après le coucher du soleil, les plantes sèchent. Ces changements affectent gravement l’agriculture.

Que fait la communauté pour surmonter cela ? Certaines institutions comme COOSE nous aident financièrement à élaborer des projets comme la construction de barrages par exemple. Avec ça, on peut échapper à la sécheresse.

Que cultivez-vous ?

Quand il y a de l’eau, on peut cultiver divers légumes. On a aussi du maïs, du quinoa, des patates, de l’orge, du blé… On peut même avoir des pois et d’autres produits qui se cultivent plus bas dans la région. On cultive aussi des fruits.

Qu’attendez-vous de COOSE ?

Nous sommes membres de COOSE depuis que la coopérative s’est fondée. Avant, nous faisions partie de la Centrale des communautés paysannes. Désormais, avec COOSE, on reçoit des formations techniques pour mieux cultiver. Nous avons vraiment besoin de la coopérative pour nous soutenir financièrement, nous former, nous permettre de vendre notre production.

Propos recueillis par Fanny Gosset, bénévole

En savoir plus?

Sur nos actions au Pérou

Lire aussi le Dajaloo : Cap sur le Pérou, on vous emmène avec nous !