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Face au Covid-19 : Bien gérer nos ressources

Femmes et agriculture • 29 avril 2020

Voix de femmes paysannes du Sénégal.

Depuis le Sénégal, le Collège des Femmes du CNCR (Conseil national de Concertation et de Coopération des Ruraux) a répondu aux questions posées par SOS Faim à propos de la crise du Coronavirus. Les réponses nous sont parvenues écrites à la main sur un carnet de notes, nous les avons retranscrites.

Quels sont les conséquences chez vous du Covid-19 ?

Le Covid-19 engendre l’insécurité alimentaire, instaure la famine, provoque la diminution des rendements et la faiblesse des revenus sur tous les plans. Certains produits périssables (les poissons, le lait et les produits horticoles) perdent de la valeur à cause de la fermeture des marchés hebdomadaires, les maladies du cheptel animal ne sont plus soignées.

Soutient-on les paysan.ne.s contre la pandémie ?

Dès le départ, il n’y a déjà pas de bonne politique agricole dans notre pays. Dans un contexte de déficit de la pluviométrie, les semences subventionnées ne sont pas de bonne qualité et arrivent tardivement. On devrait mettre en place des infrastructures de conservation et de valorisation des produits pour augmenter les revenus des exploitations familiales et atténuer les périodes de soudure.

Comment faire de l’agriculture familiale durant la pandémie ?

Il faut arrêter l’importation au Sénégal des produits qui touchent certaines filières (horticoles, fruitières, avicoles, etc.) pour permettre à nos producteurs de vendre leurs stocks. Mettre en place des infrastructures pour assurer une bonne conservation des produits périssables. Il faut également appuyer les couches socio-économiques vulnérables.

La crise sanitaire va-t-elle favoriser l’agroécologie ?

L’agroécologie est le moyen le plus sûr et le mieux adapté pour promouvoir notre souveraineté alimentaire ainsi que la sécurité alimentaire, mais il faut des mesures d’accompagnement comme le reboisement et la mise en place d’infrastructures pour accompagner l’agriculture. Nos dirigeants doivent mettre en place des systèmes politiques appropriés à chaque localité, impliquer tous les systèmes économiques, promouvoir la transformation de nos produits locaux, promouvoir l’épargne locale et une bonne gestion de nos ressources pour mieux faire face aux fléaux.

 Plus d’infos : le Collège des Femmes du CNCR