BUUSAA GONOFAA (BG)

Microfinance, un moyen de sortir de la pauvreté ?

L’Ethiopie est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique classé 173ième en terme d’indicateur de développement humain. Depuis 1996, une loi régit le secteur de la microfinance, secteur en plein développement. L’Ethiopie considère que l’accès à la microfinance est un des leviers essentiels dans la lutte contre la pauvreté et l’atteinte des objectifs du millénaire.

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BUUSAA GONOFAA

BUUSAA GONOFAA est une institution de microfinance créée en 1999 par HUNDEE (ONG éthiopienne) en vue de gérer et développer les programmes de crédit de cette même ONG.   Elle exerce ses activités dans la région OROMO du pays. BG propose des services financiers flexibles, efficients et durables aux populations rurales et péri-urbaines pauvres, en ciblant particulièrement les femmes, les petits paysans et les jeunes sans terre. BG a pour activités principales l’octroi des crédits et la collecte de l’épargne. Les crédits sont principalement orientés vers l’agriculture (65%) ; le reste concerne des petites activités commerciales ou de services.

SOS FAIM & BUUSAA GONOFAA

Le partenariat avec SOS Faim a démarré en 2003. Dans un premier temps, l’appui de SOS Faim était financier afin de permettre à BG de mener ses actions, notamment le développement de ses activités en zones rurales. Par la suite, SOS Faim a renforcé la qualité des services comme la professionnalisation de l’équipe.

Des résultats encourageants

En 2008, BG a reçu le prix européen de la microfinance grâce à la mise en place d’un outil mesurant sa performance sociale. Fin 2013 BG comptait :

  • 80.200 clients
  • En cours de crédits de 7,3 millions €
  • Epargne collectée de 1,7 millions €
  • 75% de femmes parmi les clients

De bonnes nouvelles pour le futur

Pour la période 2014-2016 le soutien apporté par SOS Faim va permettre :

  • Le développement d’un réseau d’agences,
  • d’agrandir le nombre de bénéficiaires (plus de 170.000),
  • de développer de nouveaux produits tels que la microfinance verte (énergie solaire, biodigesteurs, cuisinières améliorées),
  • le travail avec les « self-help groups »,
  • le développement du crédit à la filière de production laitière.