CAAP – Centrale agro-andine du Pérou (Central Agro Andina del Peru)

La centrale agro-andine du Pérou émane de 4 organisations de producteurs (essentiellement des coopératives) de céréales et pseudo-céréales traditionnelles andines de l’altiplano du sud du Pérou, région isolée et très pauvre, qui ont décidé de s’unir pour créer une organisation de second niveau. Cette structure nait d’un besoin de consolidation des organisations qui la constituent, d’une meilleure représentation de la filière des céréales andines au niveau régional et national, et de manière globale de davantage d’appui à cette filière qui joue un rôle primordial pour la sécurité alimentaire de la population locale.

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Le partenaire

La centrale, basée en région Apurimac, regroupe depuis 2010 4 organisations de producteurs de céréales et pseudo-céréales andines :

  •  Coopérative Coopain Cabana dans la région de Puno : quinoa
  • Coopérative Agrovas dans la région de Cusco : maïs blanc géant
  • Association Centrale des Communautés Paysannes de Ranracancha (ACCCR) dans la région Apurimac : diverses céréales et légumineuses
  • Coopérative des Communautés Paysannes de Chumbilvilcas (COOSE-CCCCH) dans la région de Cusco : diverses céréales

Mission & objectifs

La centrale a pour mission le développement socio-économique des producteurs dans un esprit d’utilisation écologique des ressources naturelles. La mise en réseau et la mutualisation des services vise à une consolidation et une autonomisation de chacune des structures la constituant. L’incorporation, dans un second temps, d’autres organisations de producteurs de céréales andines pourra permettre d’étendre le champ d’action de la centrale et une plus grande représentativité de la filière au niveau national pour la défense des intérêts des producteurs qu’elle représente.

La centrale rend des services à ses organisations membres :

  • D’assistance technique à la production exempte d’intrants chimiques, à la transformation des céréales (par des unités de lavage, traitement et transformation en farines), et à la commercialisation;
  • D’amélioration de l’accès des producteurs aux marchés locaux et biologiques;
  • De renforcement organisationnel des organisations membres : en gouvernance, ressources humaines, outils de gestion etc.

La dimension du genre et de la relève des plus jeunes générations est prise en compte de manière particulière, en développant des activités que leur sont spécifiquement destinées et en encourageant leur participation dans les organes de décision.

Le partenaire et SOS Faim

Jusqu’en 2013, l’appui de SOS Faim était direct à chacune des organisations membres. Depuis 2010, SOS Faim a accompagné, en parallèle, la création de la centrale à l’initiative de ces 4 organisations partenaires. Depuis 2014, l’appui de SOS Faim s’effectue à travers l’organisation de second niveau.

L’appui de SOS Faim s’oriente vers une consolidation de la centrale au niveau institutionnel, et dans sa capacité à accompagner et octroyer des services à ses organisations membres de renforcement des capacités institutionnelles et de gouvernance, de gestion, d’amélioration des techniques de production et de transformation, et d’amélioration de l’accès des producteurs aux marchés.

Résultats obtenus

L’appui de SOS Faim réalisé jusqu’à présent à chacune de ces organisations a permis à leurs membres d’améliorer leur capacité de production, transformation et commercialisation avec une prise en compte croissante de l’importance du respect de l’environnement. Le total de membres s’élève, fin 2013 à 1730, et la part des femmes, de 46%, a nettement augmenté au cours des dernières années.

3 organisations sur les 4 se sont transformées en coopératives, statut plus favorable pour mener leur activité économique et qui permet une meilleure participation et représentation des membres. Elles ont toutes renforcé leurs équipements, notamment les unités de traitement et de transformation.

Deux organisations membres de la centrale fournissent leurs produits à des programmes sociaux publics d’alimentation scolaire gérés localement, qui visent à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de ces zones pauvres tout en améliorant les revenus des petits producteurs.

Perspectives

La consolidation de la centrale permettra de renforcer sa capacité à accompagner ses membres pour faire face aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés : défis environnementaux, de sécurité alimentaire, d’amélioration des conditions de vie dans ces zones pauvres, et de participation des femmes et des jeunes. A terme, une meilleure représentation de la filière au niveau national est visée afin de défendre et d’obtenir plus de moyens auprès des autorités pour ces produits traditionnels andins et les petits producteurs qui les cultivent.