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Elles sèment, qui récolte?

Burkina Faso • Femmes et agriculture • 8 mars 2020

Un combat quotidien

« Présidente : n.f. femme de président ». Voilà ce qu’on pouvait lire, il y a encore quelques semaines, dans un célèbre dictionnaire. Le métier d’agricultrice y est, lui, bien reconnu à l’égal de celui d’agriculteur. Mais il fait quand même l’objet d’une remarque dans la rubrique « Difficulté », parce que cela nécessite encore apparemment des précisions.

Pourtant, depuis déjà plus de 40 ans, le monde entier célèbre la « Journée internationale des femmes » tous les 8 mars. Instaurée par les Nations-Unies, des précédents ont même existé dès le début du XXème siècle pour accompagner les revendications liées au suffrage universel et au travail. Grâce à ces mouvements, la réduction des inégalités des genres a progressé. Mais, on le voit, le chemin est encore long pour que les femmes soient considérées à l’égal des hommes.

Et les agricultrices à l’égal des agriculteurs. Pour elles, tout est plus compliqué : l’accès à la terre, aux intrants, au crédit, aux ressources, aux formations, aux marchés, aux aides, aux instances de décision. Et même lorsque les hommes sont partis, on les regarde de travers si elles prennent leur place, simplement pour nourrir leur famille.

Et pourtant, elles assurent ! Les tâches agricoles, souvent les plus difficiles, la tenue du foyer, l’éducation des enfants, la nourriture, l’eau et les soins mais également la culture et les savoirs ancestraux, ce sont elles. A tel point que si l’égalité était réelle, la faim reculerait de 12 à 17% dans le monde.

Mais même face aux politiques les plus progressistes, les traditions persistent dans les zones rurales. Alors, elles s’organisent. Comme Mariam, au Burkina Faso, qui a créé un jardin collectif en agroécologie avec 41 autres femmes. Comme Isabelle en Belgique qui s’engage dans un syndicat pour porter la voix des femmes. Comme Ndioufa au Sénégal qui s’est battue pour obtenir son titre de propriété.

Les choses bougent, les femmes y travaillent mais la lutte continue ! Et chaque jour de l’année !

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