La société civile sénégalaise adresse une lettre d’interpellation au gouvernement de la République du Sénégal, des pays membres du G7 et à l’Union Africaine

Le 31 mai 2018, à Dakar a eu lieu un atelier de réflexion sur « La NASAN au Sénégal : bilan et perspectives », organisé par le groupe de réflexion sur la sécurité alimentaire (GRSA) et l’IPAR. Au terme de l’atelier, la société civile sénégalaise s’est mobilisée afin de produire une lettre d’interpellation destinée aux membres du G7, au gouvernement sénégalais et à l’Union Africaine et de plaidoyer pour le soutien à l’agriculture familiale.

Le CNCR (Conseil national de concertation des ruraux), partenaire de SOS Faim fait partie des signataires de cette lettre.

Constat d’échec pour la NASAN au Sénégal : La société civile appelle les décideurs politiques à mettre l’agriculture familiale au coeur des stratégies de sécurité alimentaire et de la Nutrition

La Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition (NASAN) a été lancée en 2012 par le G8, en réponse à la flambée des prix des denrées alimentaires survenue en 2010-2011 et à une vague de sécheresse dans la corne de l’Afrique affectant les populations africaines. La NASAN fait également suite aux efforts de l’Initiative de L’Aquila pour la sécurité alimentaire (IASA). Alors que l’Initiative de L’Aquila incitait les gouvernements à investir des fonds publics dans la sécurité alimentaire, la NASAN mobilisait les entreprises du secteur privé –étranger et les multinationales – à « réaliser une croissance agricole soutenue et inclusive ainsi qu’à sortir 50 millions de personnes de la pauvreté au cours des dix prochaines années » en Afrique.

La société civile et le mouvement paysan sénégalais saluent l’engagement pris en 2012 par les pays membres du G7 en faveur de l’agriculture sur le continent africain, mais déplorent l’approche et la mise en oeuvre de la NASAN. Ils appellent les pays du G7, les gouvernements africains et l’Union Africaine (UA) à soutenir davantage l’agriculture familiale et l’agroécologie, garantes d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable, telle que stipuler lors du forum 2018 de la FAO sur l’agroécologie.

Dès sa création, la NASAN a soulevé des craintes de la part de la société civile en lien avec les risques d’accaparement des terres et de privatisation des semences. Bien qu’au Sénégal, la NASAN n’ait pas engendré les conséquences négatives anticipées, elle n’a pas pour autant respecté ses promesses. En effet, une évaluation indépendante de la NASAN au Sénégal, conduite avec l’appui du Groupe de réflexion pour la sécurité alimentaire (GRSA), a permis de constater que la Nouvelle Alliance n’a visiblement pas atteint son objectif principal d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition à travers l’augmentation des investissements privés en agriculture. Elle n’a pas non plus mené à des réformes politiques significatives ni à un meilleur alignement ou une augmentation de l’aide internationale de la part des membres du G7.

La NASAN a été lancée sur l’hypothèse que la sécurité alimentaire et nutritionnelle peut être améliorée grâce à un apport accru du secteur privé. Cependant, l’expérience au Sénégal démontre que la NASAN a effectué un ciblage inadéquat des entreprises ayant pris part à la NASAN, à cause des délais très courts impartis par le G7. Le manque de communication autour des objectifs de la NASAN, l’impréparation des parties prenantes à jouer leur partition et l’absence de cadre contraignant ont créé un déficit d’engagement de la société civile et les Organisations de producteurs.

La NASAN traite les petits producteurs essentiellement comme des bénéficiaires d’emplois et de services pourvus par les agro-industries plutôt que d’acteurs économiques en soi. Or, les emplois créés par l’agrobusiness demeurent précaires et saisonniers, peu rémunérateurs, généralement sans prise en charge sociale et médicale et leur nombre est largement en dessous des attentes des populations. En contraste, lorsqu’on considère l’apport du secteur privé au développement agricole et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, les exploitations familiales représentent de façon agrégée les investisseurs les plus importants en agriculture, contribuent fournir de l’emploi et préservent le patrimoine foncier. La NASAN ne les a pas suffisamment pris en considération.

Dans un contexte de changement climatique, de raréfaction des ressources en eau et de perte de biodiversité, il y a urgence pour les gouvernements d’effectuer une transition vers des modes de productions agricoles plus durables et résilients. Or, la NASAN a plutôt favorisé des entreprises conventionnelles et les multinationales qui utilisent des modes de production industriels axés sur la monoculture, exigeants en eau et dépendants des intrants chimiques.

Alors, que la NASAN signalait une volonté d’améliorer le sort des populations pauvres, et des femmes en particulier, nous constatons que les femmes ont largement été ignorées. Aucune structure de production ou coopérative agricoles gérées par des femmes ne faisait partie des entreprises partenaires de la NASAN et les emplois créés ont été en majorité occupés par les hommes.

La NASAN a souffert d’un manque d’implication et de concertation préalable avec la société civile. De même, plutôt que d’encourager la réalisation des priorités du Sénégal en agriculture, la NASAN a mené à un effet de redondance et d’éparpillement des acteurs et des initiatives dans un contexte où plusieurs projets et programmes nationaux étaient existants. Il aurait été plus indiqué de directement renforcer ces cadres au lieu de dérouler une initiative parallèle qui avait peu de chance d’aboutir.

Au regard de la place essentielle qu’occupe l’agriculture en Afrique, la société civile sénégalaise estime que ce secteur doit être soutenu par un engagement constant, plutôt qu’une intervention ponctuelle. C’est en ce sens que nous, acteurs de la société civile et du mouvement paysan, appelons le G7 à renouveler son appui à l’agriculture, mais en plaçant l’agriculture familiale et leurs revendications au coeur de toute initiative visant à améliorer la sécurité alimentaire.

Nous appelons le G7 à reconnaître que :

• la sécurité alimentaire en Afrique est assurée par les exploitations familiales, lesquelles doivent être soutenues par les politiques publiques pour favoriser et sécuriser l’accès à la terre, à l’eau, aux semences paysannes;
• les exploitations familiales sont généralement aussi performantes que les fermes agroindustrielles, tout en fournissant plus d’emplois, de meilleure qualité, et en produisant de manière plus durable;
• les femmes sont la pierre angulaire de modes de production durables et les pionnières de stratégies pour assurer la sécurité alimentaire.

Nous vous exhortons aussi à :

• Maintenir votre soutien à l’agriculture et la sécurité alimentaire sur le continent africain en prenant en compte la vision de l’agriculture de la société civile et du mouvement paysan;
• Assurer que toute nouvelle initiative du G7 soit réellement harmonisée aux plans, programmes et initiatives nationaux existants dans le respect de l’Accord de Paris et des engagements de Malabo.

Nous exhortons le gouvernement du Sénégal à :

• Augmenter son niveau d’investissement dans le secteur agricole en priorisant l’agriculture familiale dans le respect des engagements de Malabo;
• Parachever la réforme foncière afin de sécuriser les terres des exploitations familiales et préserver le patrimoine foncier et les ressources naturelles pour les générations futures;
• Mettre en oeuvre sa stratégie nationale de consommer local en facilitant l’accès aux produits agricoles sénégalais, sains et écologiques par la mise en place de chaînes de valeurs centrées sur les exploitants familiaux; le renforcement des capacités en production agroécologique et en ciblant les jeunes;
• Renforcer les regroupements, réseaux et organisations de femmes rurales afin qu’elles puissent avoir plus d’influence sur l’élaboration de politiques agricoles et alimentaires ;
• Soutenir les femmes rurales dans la transformation, conservation et mise en vente de leurs produits pour les marchés locaux.
• Mettre en oeuvre les droits des paysans tels qu’inscrit dans le TIRPAA
• A reconnaître les semences paysannes dans la législation et à soutenir les systèmes semenciers gérés par les paysans.

Finalement, nous demandons à l’Union Africaine, désormais responsable de la mise en oeuvre de la NASAN, de :

• Favoriser davantage les agriculteurs familiaux et les reconnaître comme premiers investisseurs privés dans les programmes de soutien agricole et de sécurité alimentaire.

En conclusion, à la lumière de ce constat d’échec de la NASAN au Sénégal, la société civile et les mouvements paysans appellent les décideurs politiques à mettre l’agriculture familiale au coeur des stratégies de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ainsi, nous appelons le G7, le gouvernement du Sénégal et l’Union Africaine à soutenir fortement l’agriculture familiale, y compris les pratiques agroécologiques et la promotion des femmes pour le développement de systèmes de production plus durables qui nourrissent les populations locales.

Signataires :

1. Cadre de Concertation et de Coopération des Ruraux(CNCR)
2. Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR)
3. ActionAid Sénégal(AAS)
4. Association pour la promotion de la Femme Sénégalaise(APROFES)
5. Association des producteurs de la Vallée du Fleuve Gambie(APROVAG)
6. Réseau Africain pour le Droit à l’alimentation(RAPDA)
7. Conseil des Organisations Non Gouvernementale D’appui au Développement(CONGAD)
8. Cadre de Concertation des producteurs d’Arachide(CCPA)
9. Coalition pour la protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN -SENEGAL)
10. Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA)
11. Fahamu Africa
12. Nous Sommes la Solution (NSS): un mouvement de femmes rurales pour la souveraineté alimentaire
13. Conseil des Animateurs pour le développement de Djirnda (CADD)
14. Eco Citoyen
15. Enda Pronat
16. GIPSWAR
17. Journal Agropasteur
18. Innovation, Environnement et Développement en Afrique(IED-Afrique)
19. Carrefour International
20. Activista Sénégal
21. Forum social Sénégalais(FSS)
22. Organisation des Jeunesse Panafricaniste(OJP)
23. Panafricaine Pour Education et le Développement Durable(PAEDD)
24. Kedougou Encadrement Orientation Droits Humains(KEOH)
25. etc ;

En Perú, la riqueza aumenta al mismo ritmo que las desigualdades.

Hasta hace poco tiempo Perú aún era un país a bajos ingresos, pero desde ahora forma parte de los países a ingresos medianos. Este paso adelante fue posible gracias al crecimiento económico y la reducción global de la pobreza. Sin embargo no todo es de color rosa: un cuarto de los Peruvianos aún viven en la pobreza y las disparidades entre regiones son enormes.

Con un crecimiento anual promedio del 6.8 % entre 2006 y 2013, Perú se ha convertido en una de las economías fuertes de la región estos últimos diez años. Aunque el número global de pobres a disminuido de manera considerable estos últimos anos, en 2013, la pobreza en zonas rurales (48%) sigue siendo tres veces más importante que en zonas urbanas (16%).

Invierten en Perú !

Pese a que sus vecinos (Bolivia, Ecuador, Brasil) experimentan movimientos de izquierda « progresistas » y que nacionalizan la explotación de sus recursos, el gobierno peruano dirigido por Ollanta Humala desde 2011 sigue el camino iniciado por sus predecesores. Se apoya sobre un modelo de desarrollo de tipo liberal que favorece principalmente a los inversores exteriores, que tratan de explotar las materias primas (recursos mineros y petroleros) por empresas extranjeras. La agricultura también es un sector importante ya que contribuye al 7% del PIB.
La mayoría de los Peruanos practican una actividad de explotación de minas o de la tierra ; entonces se podría asumir que ellos benefician del desarrollo de estos sectores…salvo que el gobierno apuesta por los inversionistas extranjeros ! En este sentido, lleva a cabo una política jurídica y fiscal favorable a los extranjeros y se concentra principalmente sobre la extracción industrial y la explotación de recursos naturales así como una agricultura intensiva destinada a la exportación : maíz, café, cana de azúcar, etc.

La mayor concentración de pobres se sitúa en la región andina, principalmente rural : 72% de los pobres extremos viven en esta región.

La mayor concentración de pobres se sitúa en la región andina, principalmente rural : 72% de los pobres extremos viven en esta región.

Y que pasa con los pequeños agricultores ?

Según la FAO, un 30 % de la población activa en Perú trabaja en el sector agrícola. Entre ellos, el 83% son considerados agricultores familiares y producen el 80% de los alimentos consumidos en el mercado nacional. La agricultura familiar desempeña un papel crucial para el país : permite asegurara la seguridad alimentaria y genera empleos.
Desafortunadamente, los ingresos obtenidos de su actividad son mínimos. Las inversiones públicas en la agricultura son muy bajas y los pequeños productores acceden difícilmente a los créditos, el agua, los fertilizantes, etc. Sus capacidades de producción son limitadas así como su acceso al mercado.

Un viento de esperanza

En octubre 2015, el Congreso peruviano a adoptado una ley sobre la agricultura familiar. Fue el resultado de una intensa promoción política llevada a cabo por las organizaciones paisanas entre ellas CONVEAGRO, un socio de SOS Faim. La ley define las responsabilidades del Estado en la promoción y el desarrollo de la agricultura familiar.
Si este reconocimiento del sector constituye un primer paso adelante, aún queda camino por recorrer. Ya se ha visto proyectos de ley que no fueron llevados a cabo por culpa de presiones por algunos actores. Por eso, la sociedad civil peruana va a continuar sus actividad de promoción política para asegurarse de la aplicación efectiva de esta ley.

Retirada internacional

Ahora que está considerado como una economía emergente, Perú experiencia una desinversión de la cooperación internacional. Numerosos donantes internacionales empiezan a reducir su ayuda al desarrollo del Perú o la reorienta hacia el apoyo al sector privado, atraídos por las oportunidades económicas que presenta.
También concierne Bélgica que planea interrumpir sus actividades de apoyo bilateral directo en 2019. Este retiro es lamentable cuando se observa las graves desigualdades en el país. Afortunadamente, continuará a apoyar a ONG belgas como SOS Faim en fin de que puedan continuar su trabajo, para que el crecimiento económico sea una realidad para todos los Peruanos y que se acompañe de un desarrollo social y sostenible

Annabel Maisin, encargada de movilización

Mali: formación para una mejor integración del clima en las políticas y estrategias de los socios

Nuestros socios malienses reciben formación sobre cambio climático. Del 2 al 6 de noviembre, 25 representantes de las organizaciones de agricultores de Mali se darán cita en Bamako para reforzar su capacidad de integrar el cambio climático en sus políticas y estrategias. Tales iniciativas tienen como objetivo mejorar la participación de las organizaciones campesinas en la definición y seguimiento de las políticas nacionales y locales relacionadas con el cambio climático.

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La formación, que se desarrollará durante 4 días, tiene como objetivos:

  • Informar sobre el concepto de cambio climático
  • Sensibilizar sobre las causas y consecuencias del cambio climático
  • Intercambio de opiniones entre las organizaciones de agricultores sobre los efectos vistos en Malí
  • Discutir prácticas y proyectos concretos a poner en práctica
  • Integrar la dimensión climática en las políticas y estrategias de los socios
  • Analizar posibles fuentes de financiación

Descubra el programa de formación (Fr)

2014: Los resultados hablan por sí solos

En el momento de cerrar el Informe de Actividades 2014, SOS Faim Bélgica y SOS Faim Luxemburgo hacen un balance bastante positivo. Ofrecemos una pequeña muestra en cifras de los principales resultados de este año rico y activo:

icon-world  : 13 países socios

icon-team : 61 organizaciones socias

icon-microfinance: 5.965.790, 19 € destinados a proyectos en el sur

icon-book : 43.500 destinatarios de nuestras publicaciones

icon-give: 91 voluntarios

Si estas cifras no les han dejado satisfechos, aquí pueden encontrar otra muestra más tomada del Informe de Actividades

Imagen informe actividades 2014

¿Quiere conocer más resultados? Aquí está el Informe de Actividades 2014

¿Quiere contribuir a los resultados de 2015? ¡Apoye nuestras acciones!

Primar las innovaciones, compartir las buenas prácticas

En 2014, SOS Faim Bélgica y SOS Faim Luxemburgo decidieron crear una iniciativa común de gestión del conocimiento y de capitalización de experiencias.

Esta iniciativa está dirigida tanto a la propia red SOS Faim, las dos ONG y sus oficinas locales, como a la comunidad profesional en el Sur y el Norte. El objetivo es capitalizar, compartir y debatir el conocimiento acumulado por las dos organizaciones gracias a sus privilegiadas áreas de trabajo: apoyo al movimiento campesino y a las organizaciones de productores, así como la financiación del mundo rural y de la agricultura.

A nivel interno, este trabajo de capitalización se basa en la idea de que los recursos humanos son a menudo la principal “riqueza” de una organización. También en el hecho de que la acumulación de conocimiento y de experiencias prácticas (tanto ser como hacer) es un factor importante de mejora de las competencias compartidas y de la eficacia institucional. Esto se realiza mediante diferentes canales: el fortalecimiento de la reflexión compartida, la ayuda en la toma de decisiones adecuadas, la implementación de un proceso de mejora y de formación continua, la consolidación de la cultura organizacional, la mejora de la integración de los recién llegados.

A nivel exterior, es decir hacia una amplia comunidad profesional (tanto al sur como al norte) relacionada con nuestras áreas de trabajo, se trata de ofrecer, compartir y debatir experiencias y reflexiones. Al mismo tiempo, también consiste en hacer propuestas a partir de la experiencia adquirida gracias a los proyectos realizados con nuestros socios. Por tanto se trata de primar y privilegiar el principio de cooperación que nos impulsa y de promover la difusión de las buenas prácticas en las redes de profesionales en los que SOS Faim participa.

Como ejemplos concretos, “Dinámicas Campesinas” presenta las iniciativas de las organizaciones de productores y agricultores que o reflejan nuevas prácticas relacionadas con sus actividades de producción en un sentido amplio (producción, comercialización, valorización….) o cuya evaluación está significativamente avanzada. “Zoom microfinanzas” se centra en los mecanismos de financiación descentralizada del desarrollo rural, a menudo llevado a cabo en sinergia con las organizaciones de agricultores cuando estos no son gestores de estos instrumentos.

Más recientemente, SOS Faim ha lanzado una nueva publicación, el “Documento de posición”, que capitaliza las lecciones aprendidas de las organizaciones asociadas y sus recomendaciones para todos los actores del desarrollo rural y sus donantes. El primer número ha tratado sobre “Soluciones para financiar el desarrollo de la agricultura familiar.”

¿Le gustan nuestras acciones? ¡Apoye nuestros proyectos !

Malí, camino de la agroecología

El año 2014 ha sido el año de la agroecología. Nuestros socios han realizado diversas iniciativas con numerosos cursos de formación sobre el tema y han difundido técnicas agroecológicas entre los miembros dedicados a la horticultura.

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El apoyo diversificado proporcionado por SOS Faim a sus distintos socios en Malí, compuestos en su mayoría por organizaciones de agricultores, ha permitido aumentar la cantidad de cereales y productos de la huerta producidos y mejorar las ventas de los agricultores. También ayudaron a proporcionar a los agricultores formación en técnicas de producción agroecológicas. La producción de semillas de cereales adaptadas, la gestión de inventario o la regeneración natural de las especies leñosas son algunos de los cursos que se han organizado para promover técnicas sostenibles. Los campesinos produjeron 44 toneladas de semillas gracias a los trabajos de multiplicación realizados por los propios agricultores.

Las cooperativas campesinas se felicitan por haber vendido 1.800 toneladas de arroz en grano y 245 toneladas de arroz con cáscara. Además, se han llevado a cabo contactos con las instituciones multilaterales y las agencias nacionales encargadas de la seguridad alimentaria para desarrollar los mercados institucionales y para hacer más segura la salida al mercado para los agricultores, que todavía tienen que hacer frente de manera regular a grandes problemas de comercialización.

¡Apoya nuestra labor en Mali !

El TTIP: por un mayor crecimiento… pero ¿a qué precio?

¿Tendremos dentro de poco pollo lavado con cloro o ternera con hormonas en nuestros platos? Esto es lo que podría suceder con el TTIP (Asociación Transatlántica de Comercio e Inversión). Desde junio de 2013, Estados Unidos y Europa mantienen negociaciones con el fin de llegar a un acuerdo económico. Se trata de la mayor zona de libre comercio jamás establecida.

Un tratado que no deja indiferente a nadie

Para sus defensores, impulsará el crecimiento, creará empleos y aumentará los salarios. Para sus detractores, se pondrán en peligro puestos de trabajo y los beneficios del acuerdo no serán para los ciudadanos, sino para los grandes grupos privados.

La sociedad civil subrepresentada en los debates

La sociedad civil se está movilizando en contra de su implementación y critica un proceso de negociación que la margina. Desde el inicio de las negociaciones, se han celebrado 119 reuniones con la industria frente a solamente diez con los sindicatos y las organizaciones no gubernamentales.

La misión de TTIP: la eliminación de los obstáculos del reglamento…

En el mandato de negociación de la Comisión Europea, una directiva promueve «la eliminación de los obstáculos reglamentarios innecesarios al comercio». ¿Cuál es el significado de esta frase? Se refiere a la legislación y reglamentos de los Estados en materia de empleo, protección social, medioambiente, servicios públicos, seguridad alimentaria, salud pública y nutrición, etc.

El leitmotiv: armonizar para igualar por lo bajo

Hoy en día, el libre comercio es una realidad entre Europa y los EE.UU dados los bajos aranceles. Sin embargo, el TTIP quiere ir más allá. Las actuales negociaciones buscan una armonización de regulaciones entre Europa y Estados Unidos.

Esta «armonización» deja entrever una nivelación a la baja de los reglamentos sociales, sanitarios y medioambientales para copiar los de Estados Unidos.

¿Una pequeña muestra de lo que nos espera?

Los Estados Unidos no han ratificado los convenios sobre la libertad de reunión y el derecho de negociación colectiva de la Organización Internacional del Trabajo. En el ámbito de las normas de higiene, Europa va mucho más allá y exige condiciones más estrictas para calificar un producto como “apto para el consumo”.

«Tribunales arbitrales privados» podrían ser integrados en el funcionamiento del TTIP. Estos permiten que un inversor que se sienta agraviado por una decisión ataque a un Estado para obtener una indemnización. Si pierde el juicio, el Estado debe pagar la indemnización, que puede llegar a miles de millones, o tener que modificar la legislación en cuestión.

Y sobre las zonas agrícolas y alimentarias: ¿qué impacto tendrá?

Productos como el pollo lavado con cloro o ternera con hormonas podrían terminar en nuestros platos. Aunque la UE no permite su importación en la actualidad, la creación de tribunales arbitrales privados podría cambiar esta ley.

La llegada de estos productos americanos más baratos afectaría enormemente a los productores europeos.

Las enseñanzas de un acuerdo pasado, el TLCAN

El Tratado de Libre Comercio de América del Norte (TLCAN), co-firmado por Canadá, Estados Unidos y México y ratificado en 1994, persigue los mismos objetivos que el TTIP: impulsar el crecimiento para crear puestos de trabajo y aumento los salarios. Los instrumentos fueron similares: la eliminación de muchas barreras no arancelarias y el establecimiento de tribunales de arbitraje privado. ¿Qué pasa en la práctica?

• Según el D19-20 2, 680.000 empleos se perdieron en los EE.UU. debido a las deslocalizaciones masivas de empresas a México.

• Según Médecine pour le Tiers Monde: el sector agrícola mexicano ha sido desmantelado después de su apertura al mercado norteamericano, demasiado competitivo, y millones de empleos se han perdido. En 1994, el país tenía 12 millones de pobres; en 2014 había más de 50 millones.

Un tribunal de arbitraje privado ha condenado a la provincia de Quebec por haber impuesto una moratoria a la minería – considerada peligrosa para el medioambiente – de petróleo y gas de esquisto. Canadá ve cómo la empresa estadounidense Lone Pine Resources Inc. le reclama 250 millones de euros.

Thomas Ferdin, voluntario

Para saber más:

Leer la última edición de Dajaloo sobre los  Acuerdos de asociación económica

Página de la Alianza D19-20

Agro-colonialismo en el Congo

Un nuevo informe denuncia las actividades de la empresa FERONIA, una empresa privada financiada por las principales instituciones financieras de desarrollo (IFD), que expulsa a los campesinos de sus tierras.

La compañía agroalimentaria canadiense FERONIA está acusada de apropiación de tierras y violaciones de derechos humanos en la República Democrática del Congo (RDC).

Los líderes comunitarios que viven en territorios ocupados – más de 100 000 hectáreas – por las concesiones de palma aceitera de Feronia Inc. en Lokutu y Boteka afirman que les han quitado sus tierras ilegalmente y que nunca han dado su consentimiento para el establecimiento de Feronia.

Feronia Inc. explota plantaciones y una gran granja agrícola que ocupan 120 000 hectáreas de concesiones de tierras en la República Democrática del Congo. Sus concesiones de palma aceitera fueron recompradas en la empresa alimentaria transnacional Unilever en 2009.

Una violación de los principios de las IFD

Más del 80 por ciento de Feronia pertenece a CDC Group, del gobierno británico y a muchas otras IFD – incluyendo la Agencia Francesa de Desarrollo (AFD) y la agencia de desarrollo del gobierno de Estados Unidos (OPIC) – a través de de sus inversiones en el Fondo Africano para la Agricultura (AAF) con sede en Mauricio.

Las IFD tienen el mandato de apoyar la mitigación de la pobreza en los países en desarrollo y deben operar respetando estrictos principios que les impiden invertir en empresas que monopolicen la tierra, violen la legislación laboral o participen en prácticas corruptas.

Feronia viola los principios de las IFD, que prohíben a las empresas en las que invierten la explotación de las tierras adquiridas sin el consentimiento libre, previo e informado de las comunidades locales.

Un nuevo informe, basado en los registros de empresas y en el testimonio de las comunidades afectadas, muestra que Feronia Inc., viola flagrantemente los principios de sus propietarios, las IFD.

Los líderes comunitarios, en pie de guerra

Por encima de todo, exigimos el inicio de negociaciones para recuperar nuestros derechos sobre las tierras que nos fueron quitadas ilegalmente“. Los líderes comunitarios entrevistados por RIAO-RDC y GRAIN en Lokutu también hablaron de un régimen de explotación de los trabajadores brutal y de acoso a las comunidades, lo que viola claramente los principios de las IFD relativos al derecho laboral y a la legislación nacional laboral.

Los líderes de la comunidad de Lokutu también informaron a GRAIN y a RIAO-RDC que Feronia impide a la población local criar animales o cultivar en las concesiones otorgadas a la empresa, incluso si se trata de tierras abandonadas. Las personas atrapadas por los guardias de Feronia mientras recogen aunque solo sean unas pocas nueces caídas de las palmeras son castigadas con una multa o, a menudo, azotadas, esposadas y conducidas a la prisión más cercana.

Los líderes comunitarios de las áreas donde Feronia tiene sus plantaciones ya han tenido suficiente de esta compañía“, señala Jean-François Mombia Atuku de RIAO-RDC. “Quieren que Feronia les devuelva sus tierras para poder beneficiarse nuevamente del uso de sus bosques y fincas. ”

El CDC y las otras IFD a las que pertenece Feronia deben hacer lo que es justo: devolver las tierras a las poblaciones de la República Democrática del Congo y darles una compensación por los años de sufrimiento que han soportado” insiste Graciela Romero Vásquez de la organización londinense War on Want.

El informe Agro colonialismo en el Congo: agencias de desarrollo de Estados Unidos y Europa financian una nueva ola de colonialismo en la RDC ha sido escrito por GRAIN y RIAO-RDC, en colaboración con la Fundación Mundubat, War on Want, la Asociación Francesa Amistad y Solidaridad con los Pueblos de África, el Movimiento Mundial por los Bosques, FoodFirst, SOS Faim y CIDSE.

Enlace al informe (PDF)

SOS FAIM firma el llamamiento de las ONG contra la Nueva Alianza del G-7 para la Seguridad Alimentaria y la Nutrición.

La sociedad civil se opone a la Nueva Alianza del G7 para la Seguridad Alimentaria y la Nutrición.

El Consejo de gobierno Nueva Alianza para la Seguridad Alimentaria y la Nutrición celebra su reunión en Sudáfrica. Al mismo tiempo, organizaciones de la sociedad civil expresan su preocupación por esta iniciativa ya que amenaza la soberanía alimentaria en África y el acceso a la tierra y semillas para las explotaciones familiares. Lejos de los campesinos y sus líderes, los países más ricos del planeta y las grandes multinacionales negocian el precio y las modalidades de las inversiones agrícolas en los países más pobres del planeta. Las organizaciones de la sociedad civil, reunidqs en el Foro Social Mundial, han redactado una declaración conjunta, firmada por más de un centenar de organizaciones, entre ellas SOS FAIM.

Para saber más:

 

Semillas: desafíos clave

La cuestión de las semillas plantea muchos desafíos tanto en el ámbito de la biodiversidad, como de la seguridad y de la soberanía alimentaria. Es una cuestión que va más allá del terreno de la agricultura y la alimentación, ya que actualmente es también una cuestión de orden político y económico.

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Desafío económico: ¿quién maneja los hilos ? 

Actualmente, tres multinacionales controlan el 53% del mercado de las semillas. Para el agricultor medio, este monopolio supone una gran dependencia y una reducida capacidad de elección de semillas, cuyo precio sigue aumentando. Sin embargo, su elección podría ser más amplia y más barata.

Desafío político: ¿qué soberanía tienen los agricultores en este contexto?

Alrededor del mundo, las organizaciones de agricultores trabajan en una alternativa al sistema generalizado de comercialización de semillas y ponen en circulación semillas libres basadas en investigaciones e innovaciones llevadas a cabo por los propios agricultores.

Los países del Sur utilizan entre un 80% y un 90% de semillas no patentadas provenientes de mercados informales y muchos se han negado a firmar la Convención Internacional para la Protección de las Obtenciones Vegetales, que prohíbe el intercambio de semillas de granja (semillas creadas directamente por los agricultores).

Desafío de la pérdida de la Biodiversidad

Las semillas son un componente clave tanto para la agricultura como, de manera más amplia, para los ecosistemas. Hoy en día, el declive de la biodiversidad se atribuye en parte al modelo agrario industrial.

Muchas prácticas de la agricultura industrial son en parte responsables de la degradación medioambiental y de la pérdida de especies y variedades de plantas y animales.

Además de los problemas que para los agricultores engendra el modelo agrícola industrial y las nefastas consecuencias medioambientales ligadas al uso masivo de pesticidas, la selección restrictiva de las variedades comercializadas constituye un elemento adicional de preocupación ecológica.
En efecto, sin diversidad dentro de las especies, las variedades tradicionales son más susceptibles de tener problemas de resistencia e incluso pueden llegar a desaparecer. Por su lado, los OGM y ciertas semillas híbridas no tienen la capacidad de adaptarse a todos los ambientes y, además, es habitual que sean estériles. Esto provoca que los agricultores dependan en gran medida de los proveedores de semillas.

Este escenario va en contra de los objetivos globales de seguridad alimentaria y desafía la soberanía alimentaria de los agricultores.
La mercantilización de la vida a través de las patentes de semillas, asociadas a daños medioambientales causados por los métodos agrícolas industriales, deja entrever crecientes problemas de abastecimiento, lo que afectará con seguridad al crecimiento del hambre en el mundo.