EXKi et SOS Faim soutiennent les producteurs de café biologique

En début d’année, SOS Faim et EXKi (avec ses fournisseurs Café Liégeois et Coffee Team) se sont associés pour soutenir les producteurs de café boliviens en mettant en place un concours pour récompenser ceux qui utilisent au mieux les techniques agro-écologiques. La remise des prix a eu lieu le 28 septembre dernier à Caranavi en Bolivie !

Un concours qui récompense les efforts des producteurs et les encourage à continuer !

exki-concours-haut-page-2L’objectif de ce concours était d’encourager les producteurs de café à utiliser le plus possible les techniques agro-écologiques dans la culture du café mais aussi de stimuler l’entreprenariat social, pour venir renforcer leur activité de production de café, ou leur permettre de compléter leur activité par une diversification agricole. En effet, en zone rurale, les producteurs et en particulier les jeunes ont l’esprit d’entreprendre. De plus, diversifier leurs activités agricoles leur permet d’augmenter leurs revenus.

La cérémonie de remise des prix a eu lieu mercredi 28 septembre, au cours de laquelle 18 producteurs ont reçu symboliquement un prix allant de 100 € à 5000 €. Ce prix leur sera octroyé sous forme d’intrants biologiques, de matériel ou d’équipement nécessaire à leur projet. La remise des prix a eu lieu en présence de représentants de Exki, de Coffee Team et de SOS Faim.

Un programme complet d’accompagnement des producteurs de café

Le concours a été organisé dans le cadre d’un programme d’accompagnement des producteurs vers le renouvellement de plants de café de manière agroécologique, mené par SOS Faim et son partenaire l’AOPEB dans la province de Caranavi :

  • 49 producteurs de café provenant de 11 organisations de producteurs de la zone sont accompagnés par l’AOPEB (agence régionale de Caranavi) durant 3 ans (2014 à 2016) ;
  • essentiellement des jeunes et des femmes, avec un esprit « entrepreneur » et prêts à s’investir à moyen terme pour renouveler leurs plants de café avec une approche agroécologique ;
  • l’appui de l’AOPEB consiste en une combinaison de formations sur des champs-écoles, et d’assistance technique sur la parcelle des producteurs ; et
  • parmi les 49 producteurs, 30 suivent, en plus, une formation à l’économie solidaire et la gestion de coopérative, constituée de 8 modules de formation.

Zoom sur le Système d’Agro-Foresterie

cafe3La technique utilisée est le Système d’Agro-Foresterie (SAF), une pratique agroécologique traditionnelle caractérisée par l’association de cultures : les plants de café sont combinés à des cultures vivrières telles que le maïs, les fèves, l’ananas ou les agrumes (selon l’altitude et les caractéristiques du terrain). Le café étant une culture sous couvert qui a besoin d’ombrage, la combinaison avec d’autres espèces arborées associées lui est naturellement favorable : elle permet l’apport de nutriments pour améliorer la fertilité du sol, et vient réguler le micro-climat.

Au final, le projet vise à répondre à plusieurs enjeux :

  • économique : il vise à augmenter la productivité des plants de café et donc, à améliorer les revenus des producteurs et en même temps la capacité à alimenter le marché de café certifié. Les sources de revenus sont également diversifiées, par l’association avec d’autres cultures qui peuvent être commercialisées. Cette diversification vise dans le même temps à réduire les risques agricoles et financiers liés à la monoculture ;
  • social : dans une zone fortement touchée par l’exode rural, il vise à maintenir les jeunes dans la zone en redonnant du sens à une activité agricole et entrepreneuriale rémunératrice ;
    limentaire et nutritionnel: les cultures associées au café (maïs, Fèves, etc.) sont consommées par les producteurs et leur famille, et le surplus est vendu sur le marché local. Dans un contexte où la culture de la coca est plus séduisante pour les producteurs parce que plus rémunératrice et qu’elle donne plusieurs récoltes par an, le fait d’associer des cultures vivrières peut concurrencer la culture de la coca et améliorer la disponibilité d’aliments de qualité au niveau local ; et
  • écologique : dans une zone vulnérable au changement climatique qui connaît des dérèglements et l’apparition de nouvelles maladies, le système d’agroforesterie permet de pallier ces effets en protégeant la parcelle de ces phénomènes.

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