Journée mondiale contre la faim

Ce vendredi 15 juin, c’est la Journée mondiale contre la faim, l’occasion de rappeler que 815  millions de personnes souffrent encore de la faim dans le monde, soit 1 personne sur 9. Les premières victimes de la faim sont les petits paysans du Sud, ceux-là même que SOS Faim soutient depuis de nombreuses années.

124 millions de personnes sont en « situation d’insécurité alimentaire de crise »

Selon le rapport mondial sur les crises alimentaires 2018, publié par le FSIN (Food Security Information Network), environ 124 millions de personnes vivant dans 51 pays sont en « situation d’insécurité alimentaire de crise » et nécessitent une action humanitaire urgente afin de sauver des vies. Ce rapport révèle une augmentation de 11 millions – soit une hausse de 11% –  du nombre de personnes faisant face à une insécurité alimentaire grave.

Cette augmentation peut être largement attribuée à l’émergence ou l’intensification des conflits mais également aux conditions climatiques difficiles (principalement les sécheresses). Ces dernières ont déclenché des crises alimentaires dans 23 pays, plongeant plus de 39 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire.

Les petits agriculteurs sont en première ligne

Les premières victimes de la faim sont les agriculteurs du Sud et leur famille qui vivent principalement dans les pays en développement. C’est le grand paradoxe de notre époque : alors que les agriculteurs pourraient nourrir le monde, ils sont les premiers à souffrir de la faim, et même à en mourir.

Si les principales victimes de la faim dans le monde sont des agriculteurs du Sud, c’est parce que leur niveau de pauvreté ne leur permet pas d’avoir accès à une alimentation qui pourtant existe en suffisance.

Un modèle agricole à revoir

Le monde produit plus de nourriture qu’il n’en faut pour nourrir l’ensemble de la population, mais les quantités gaspillées sont de plus en plus importantes. D’après le rapport « Global Food; Waste Not, Want Not », sur les 4 milliards de tonnes d’aliments produits annuellement, presque 30 à 50% de cette production ne parviennent jamais dans une assiette.

Même si certaines régions sont en déficit alimentaire, produire plus n’est globalement pas la solution à la crise alimentaire. Le modèle agroalimentaire actuel montre ses limites et c’est la raison pour laquelle SOS Faim mise sur un autre modèle, basé sur une agriculture familiale durable, pour relever le défi de la faim.

La réponse de SOS Faim

Pour lutter contre cette situation, SOS Faim a décidé d’ancrer son action en zone rurale en Afrique et en Amérique latine sur 3 axes d’intervention.

      Politique : défendre les intérêts des agriculteurs du Sud et renforcer leurs capacités pour qu’ils puissent peser sur les décisions qui les affectent.


Financier : faciliter l’accès des populations rurales aux services financiers.

     Production : améliorer leurs capacités de production, transformation et commercialisation des produits agricoles.

Pourquoi soutenir l’agriculture familiale ?

En quoi l’agriculture familiale peut être une réponse aux défis alimentaire, social et environnemental ? Découvrez la réponse dans cette vidéo didactique de 1 minute 30.

Vous aussi, soutenez l’agriculture familiale !