L’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP)

Les agriculteurs maliens confrontés au changement climatique et à la dégradation des ressources naturelles

Au Mali, la production céréalière a augmenté au cours des 20 dernières années, grâce essentiellement à une augmentation de la superficie cultivée, ce qui a entraîné une dégradation progressive des sols. Face à une telle situation, les producteurs doivent s’adapter aux effets du changement climatique et de la dégradation des ressources naturelles. C’est pour cette raison que l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP) a adopté, dans son nouveau plan stratégique, un axe spécifique relatif au changement climatique, intitulé « Adaptation au changement climatique et implication pour une meilleure gestion de l’environnement ».

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Se regrouper pour lutter ensemble contre les risques climatiques et économiques

Au niveau national, l’AOPP est née en 1995 du choix d’organisations paysannes de se regrouper pour défendre l’intérêt des petits agriculteurs qui font face à des risques climatiques et économiques importants. L’objectif général de l’AOPP est d’améliorer les conditions de vie des producteurs et l’autosuffisance alimentaire dans le cadre d’une agriculture paysanne et familiale. L’AOPP compte plus de 200 organisations paysannes (OP) adhérentes : syndicats, coopératives, banques de céréales, organisations paysannes de développement intégré, réparties sur les huit régions administratives du Mali.

Dans le but de répondre aux besoins de renforcement des capacités techniques et économiques des producteurs, l’AOPP a constitué 5 commissions thématiques entre 1997 et 2003. Parmi ces commissions techniques, on peut citer la commission « Céréales » qui est directement impliquée dans l’axe stratégique d’adaptation au changement climatique soutenu par SOS Faim.

Quelles perspectives ?

Entre 2014 et 2016, SOS Faim soutiendra les activités suivantes : formations sur les techniques culturales de production semencières et sur la gestion des stocks, fourniture d’équipements de production aux OP semencières, capitalisation et diffusion des bonnes pratiques d’adaptations aux effets de changement climatiques.
Ces activités seront organisées dans 3 régions administratives du Mali, avec 12 organisations paysannes regroupant 2.400 membres.