Le développement « massif » selon le président de la BAD

Akinwumi Adesina. © Reuters

À certains égards, SOS Faim pourrait être d’accord avec Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD)…

Dans un article pour La Tribune Afrique, il revient sur les enjeux stratégiques dont est porteur le secteur agricole en Afrique.

Comme lui, nous pensons qu’il faut « transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique ».  Comme lui, nous constatons « qu’aucune région au monde ne s’est jamais industrialisée sans transformer son secteur agricole ». Encore faut-il s’entendre sur ce que recouvre cette « industrialisation »…

Car faut-il pour autant « soutenir le développement agro-industriel MASSIF sur tout le continent africain » ? Une fois de plus, la part belle semble réservée au secteur privé et le soutien public à l’agriculture familiale durable est aux abonnés absents.

Avec ses partenaires de la Coalition contre la faim, SOS Faim estime justement  que la recherche de la productivité ne doit pas être mise sur un piédestal au point d’éclipser les questions sociales et environnementales.