Les coopératives au Pérou : actrices de l’économie sociale et solidaire

Alors qu’ils produisent 80 % des aliments consommés localement, les petits producteurs souffrent de la faim et sont vulnérables face à l’insécurité alimentaire et aux changements climatiques. Au Pérou, 1 habitant sur 2 souffre de faim et de malnutrition en milieu rural de haute montagne, 43 % des enfants de moins de 3 ans souffrent d’anémie et 13 % sont dans un état de dénutrition.

Depuis les années 90, SOS Faim y intervient, en lien avec des coopératives présentes sur place, pour valoriser le modèle d’agriculture familiale et communautaire. S’organiser en coopérative permet, en effet, aux petits producteurs de mutualiser leurs efforts et de participer au développement de l’ensemble de la communauté.

La production de céréales ne suffit pas à réduire la pauvreté

Les céréales andines, telles que le quinoa et l’amarante, reconnus comme « super aliments » pour leurs valeurs nutritionnelles et propriétés exceptionnelles, jouent un rôle important dans l’alimentation des producteurs. Pour soutenir leur activité et améliorer leurs conditions de vie, le renforcement des compétences et l’accompagnement des producteurs sont essentiels.

Cependant le manque d’accès aux moyens de production, le fractionnement des terres, les phénomènes de changement climatique et dernièrement la signature des différents traités de libre échange mettent en péril la population rurale et notamment la population indigène et les femmes. Les enfants, aussi, sont particulièrement touchés et souffrent de malnutrition.

C’est pourquoi nous avons construit, avec l’aide de nos partenaires, un programme d’assistance technique et de formation qui intervient à tous les niveaux de la chaîne de production afin que les producteurs des hauts plateaux améliorent leur productivité.

  • Au niveau de la production : nos  partenaires travaillent à la sensibilisation à l’environnement et valorisent une production sans engrais chimiques afin d’obtenir une certification biologique.
  • Au niveau de la transformation : les coopératives valorisent les céréales en les transformant pour en améliorer la qualité et la valeur ajoutée (quinoa, farines, extrusion des céréales, etc.).
  • Au niveau de la commercialisation : nos partenaires appuient les producteurs dans la recherche de financement, ils garantissent également l’achat des productions à de meilleurs prix et conditions par rapport à un intermédiaire. C’est pourquoi, s’organiser en coopératives permet aux producteurs de se renforcer et construire à terme, eux-mêmes leurs programmes.

 Le témoignage de Martha Gutierrez Castillo

Martha cultive plusieurs variétés dont du quinoa, des pommes de terre et de l’orge. En rejoignant la coopérative de sa région, elle a pu bénéficier d’un appui technique pour améliorer et augmenter sa productivité, et cultiver une parcelle plus grande, source de revenus plus importants.

« S’unir, se former c’est essentiel pour les populations andines. Ensemble, nous sommes plus forts. »

Votre don porte l’espoir

Ensemble, nous pouvons aider les producteurs péruviens à développer leur activité et leur permettre d’avoir les moyens d’accès à la production, aux marchés et de faire face à la fragmentation des terres agricoles.

ALORS N’ATTENDEZ PLUS ET FAITES UN DON AFIN D’AMÉLIORER LEURS CONDITIONS DE VIE.