Les femmes, le pilier de l’agriculture

Ce mercredi 8 mars, c’est la Journée internationale des droits de la femme. L’occasion de rappeler que les femmes pourraient jouer un rôle encore plus crucial dans la lutte contre la faim et la pauvreté dans les zones rurales du Sud. Cependant, elles ne reçoivent qu’une très mince partie de la terre, du crédit, des intrants et des formations agricoles par rapport aux hommes. Une injustice contre laquelle SOS Faim lutte depuis de nombreuses années.

Les femmes sont les premières productrices mondiales et pourtant…

Environ 70% des personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont des femmes qui vivent principalement dans les zones rurales du Sud. On estime que les femmes produisent 60% à 80% de la nourriture dans la plupart des pays en développement et sont responsables de la moitié de la production mondiale. Quelle contradiction, non ?

La microfinance, l’espoir des femmes rurales

Les femmes ont fait du micro crédit un outil d’émancipation économique et sociale, leur permettant également de nourrir correctement leurs enfants et de favoriser leur éducation. Elles sont même les clientes privilégiées de nombreuses institutions de microfinance. Exclues parmi les exclus, les femmes se montrent très respectueuses de la chance que représente un crédit et remboursent toujours mieux que les hommes.

SOS Faim soutient 11 institutions de microfinance ou réseaux d’IMF, qui desservent en tout 600 000 agriculteurs, dont 56% de femmes.

SOS Faim soutient les agricultrices éthiopiennes

Comme dans de nombreux autres pays d’Afrique, les femmes éthiopiennes jouent un rôle crucial au sein des foyers, dans les travaux agricoles et dans les activités complémentaires génératrices de revenus. Pourtant, elles sont très peu soutenues et victimes de nombreuses inégalités : elles ont peu d’accès à l’éducation, elles sont souvent mariées très jeunes, elles font face à de nombreuses violences domestique, selles sont rarement propriétaires des terres agricoles même en cas de décès de leur mari, etc. Les familles avec des femmes chefs de ménage (plus de 20%) sont donc les plus vulnérables.

Dans ce contexte, améliorer l’accès des femmes aux crédits leur permet de développer des activités génératrices de revenus et au final, les mettre à l’abri de la faim et de la pauvreté. Cela participe aussi à leur émancipation économique et leur donne davantage de poids dans les décisions concernant le ménage.

C’est pour cette raison que SOS Faim soutient des institutions de micro finance (IMF) en Éthiopie. SOS Faim travaille, entre autres, avec 2 IMF : BUUSAA GONOFAA et SFPI qui comptent respectivement 73 977 et 42 300 bénéficiaires. Au sein de ces IMF, les femmes sont largement représentées : 65% pour BUUSAA GONOFAA et 54% pour SFPI. Leur volume de crédits est actuellement de l’ordre de 19,6 millions d’EURO.