17 Avril : libérons les paysan.ne.s des accords de libre-échange !

17 Avril : libérons les paysan.ne.s des accords de libre-échange !

SOS Faim s’associe à la grande manifestation du 17 avril, organisée par Via Campesina, pour dire non aux accords de libre-échange qui sont actuellement en négociation. Vous voulez vous joindre à nous ? Rendez-vous à 9h au rond-point Schuman !

Le 17 avril, c’est la Journée mondiale des luttes paysannes. L’occasion de dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux des paysans. Ces atteintes sont aujourd’hui amplifiées par des accords de libre-échange (ALE) qui profitent aux multinationales.

L’ALE négocié actuellement entre l’UE et le Mercosur en est un exemple. Au nom d’une illusoire « concurrence libre et non faussée », cet ALE veut imposer des volumes d’importations vers l’UE sans droits de douane : 100 000 tonnes de viande bovine et 90 000 de volaille, entre autres. Un coup fatal pour les petits et moyens agriculteurs européens qui se trouvent déjà dans une situation de crise.

L’Accord de partenariat économique UE-Afrique de l’Ouest, s’il entre un jour en vigueur, est un autre exemple parlant. Il réduira fortement la capacité des pays d’Afrique de l’Ouest de protéger leur marché des importations de produits agricoles sensibles, dont le lait. Cela pourrait porter un coup fatal à la filière du lait dans la région. En plus, le souhait de la Commission européenne de négocier un ALE avec la Nouvelle-Zélande, premier exportateur mondial de lait, indique que l’ambition de la Commission n’est pas non plus de promouvoir les intérêts des producteurs européens.

Ces accords comme le CETA, TAFTA et autres ALE négociés par l’UE, généralisent par ailleurs le dumping social et environnemental : l’expansion de l’agroindustrie au détriment des communautés paysannes, avec ses impacts néfastes sur les droits des paysans, la déforestation, les monocultures et la consolidation des OGM.

Ces accords font également courir un risque aux consommateurs en s’attaquant au principe de précaution et aux barrières non tarifaires, telles que les normes de sécurité sanitaires des aliments, que les sociétés civiles ont eu toutes les peines du monde à faire reconnaître.

Il est grand temps de dénoncer ces accords et d’imposer la souveraineté alimentaire.

Liberons nos agriculteurs du libre-échange !!

En savoir plus

Article publié dans : News