Eco, bio, équitable, green… des labels mais lesquels et pourquoi ?

Eco, bio, équitable, green… des labels mais lesquels et pourquoi ?

Nous sommes submergés de labels, il est souvent difficile de s’y retrouver. Pourtant, il existe d’énormes différences entre eux et on peut les regrouper en trois grandes catégories.

 

La première catégorie est celle des labels officiels développés et soutenus par des autorités publiques, comme le label bio européen. Il y a ensuite les labels dits autoproclamés mais dont le respect des critères est assuré par un organisme indépendant réalisant des inspections. Enfin, il y a les labels autoproclamés, souvent développés par des grandes marques, pour lesquels il n’existe aucune garantie.

 

Les labels, une opportunité…

Les partenaires de SOS Faim au Pérou sont nombreux à s’inscrire dans des démarches écologiques. En tant que groupements de coopératives, ils peuvent logiquement se réclamer d’une démarche équitable. Toutes les coopératives sont donc soit déjà certifiées bio et/ou équitable ou se préparent à l’être. Certaines d’entre elles disposent même de plusieurs labels, cela peut aller jusqu’à plus de cinq.

Chaque label permet d’atteindre des marchés spécifiques et, la plupart du temps, de vendre à meilleur prix. Les labels représentent pour la majorité des producteurs, une opportunité. Récemment, de nouveaux labels plus étonnants permettent de percer de nouveaux marchés. C’est le cas notamment des certifications halal ou sans gluten, qui séduisent certains partenaires de SOS Faim comme la CAAP.

 

… mais qui a un certain coût

Mais ces labels ne sont pas gratuits : pour être certifiée, la coopérative doit payer une cotisation qui couvre les frais d’inspection. Lorsqu’une coopérative dispose de plusieurs labels, les coûts peuvent être conséquents, particulièrement en temps de vaches maigres.

Dans certains cas, les labels se sont tellement généralisés pour un produit en particulier, comme le label bio pour le café par exemple, qu’ils sont presque nécessaires. Devenus indispensables, leur effet positif sur les prix s’érode tout comme leur caractère original. C’est pourquoi certaines coopératives n’hésitent pas à créer leur propre label.

Salima Kempenaer, bénévole

En savoir plus?

Lire le Dajaloo : Cap sur le Pérou : on vous emmène avec nous !

Découvrir nos actions et partenaires au Pérou

Article publié dans : News