L’émancipation des agricultrices paysannes : une question épineuse abordée dans le nouveau Défis Sud

L’émancipation des agricultrices paysannes : une question épineuse abordée dans le nouveau Défis Sud

Au Sénégal, les agricultrices n’ont pas dit leur dernier mot. En 2014, l’année internationale de l’agriculture familiale a permis d’obtenir une reconnaissance formelle de leur rôle au sein des exploitations familiales. Mais sur le terrain les progrès sont minimes. Un peu à la fois, la distribution traditionnelle des tâches évolue.

Fatou Bintou Diop, productrice à l’Union des groupements de producteurs de Mackhé (UGPM), au nord de Dakar, estime que l’évolution des mentalités induite par les changements sociaux et économiques permet la réalisation de la souveraineté alimentaire : « La répartition des céréales se fait selon les besoins des ménages, en tenant dorénavant compte du nombre de personnes qui les composent et non plus en fonction du sexe du chef de famille ».

Ce qui semblerait banal est en soi une petite révolution, car les services de l’État ont souvent privilégié, dans la distribution des semences ou du matériel agricole, les ménages dont le chef est un homme, au détriment des ménages dirigés par une femme.

Mme Oumou Khaïry Diallo, la présidente du Directoire national des femmes en élevage (Dinfel), explique que « si le nombre de femmes est encore plus important chez les paysans, leur poids dans les structures paysannes est beaucoup plus faible, parce qu’une tradition islamique fait que les femmes ne sont pas toujours perçues comme pouvant avoir les mêmes droits que les hommes. Bien sûr, les choses commencent à changer, mais lentement. »

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