No future for agrobusiness

Mobilisons-nous contre le FFA, pour le futur de l’agriculture !

Le 28 mars prochain, à Bruxelles, se déroulera la 10e édition du Forum pour le futur de l’agriculture (FFA). Ses organisateurs, Syngenta (multinationale chimique et agroalimentaire) et ELO (lobby des grands propriétaires fonciers européens), y présenteront l’agriculture qui, selon eux, devra répondre aux défis alimentaires et environnementaux. SOS Faim a signé un appel d’une coalition d’organisations paysannes (membres du mouvement La Via Campesina), d’organisations de la société civile et de citoyens dénoncent ces fausses solutions de l’agrobusiness et invitent à se mobiliser pour lancer un message fort aux organisateurs et participants de ce forum : cette agriculture n’a pas de futur !

L’objectif est de porter un message clair aux décideurs politiques européens et internationaux, qui doivent mettre fin à l’influence des intérêts privés de l’agrobusiness et doivent prendre leurs responsabilités pour opérer la transition agroécologique.

Infos pratiques

  • Le rassemblement aura lieu le 28 mars de 12h30 à 13h30, au Mont des Arts à Bruxelles
  • AU PROGRAMME: prises de parole (Olivier De Schutter, représentants d’organisations paysannes et de la société civile), buffet paysan, action symbolique

Les fausses solutions de l’agrobusiness

Au moment où la réforme de la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne et où des réglementations relatives à certains pesticides sont en cours de discussion, il est crucial pour les acteurs de l’agrobusiness de défendre leurs intérêts. Pour cela, ils présentent l’agrobusiness comme la solution pour lutter contre la faim dans le monde. Selon eux, augmenter la productivité des surfaces agricoles grâce à la technologie et diminuer davantage les entraves au libre-marché.

Comment nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 ?

Les organisateurs du FFA entretiennent le mythe qu’on ne produit pas assez aujourd’hui pour nourrir tout le monde. Pourtant, nous produisons 1,5 fois plus de nourriture qu’il n’en faut pour nourrir l’ensemble de la population, mais un tiers de la nourriture est perdu ou gaspillé. En outre, pendant que la plupart des paysans du Nord et du Sud étaient en pleine crise et voyaient leurs revenus fondre, les multinationales de l’agroalimentaire ont augmenté leurs profits de 40 à 140 %. Produire plus n’est globalement pas la solution à la crise alimentaire.

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