Pour lutter contre l’insécurité alimentaire au Burkina Faso, nous avons besoin de votre aide !

Pour lutter contre l’insécurité alimentaire au Burkina Faso, nous avons besoin de votre aide !

Depuis 2002, SOS Faim soutient le Réseau de Greniers de Sécurité Alimentaire (RGSA) dans le nord du Burkina afin de lutter contre l’insécurité alimentaire dans cette région particulièrement touchée par la faim et la pauvreté. Nous avons déjà obtenu de beaux résultats mais nous avons encore besoin de vous !

Nous recherchons des fonds pour financer la formation des villageois impliqués dans le fonctionnement des GSA. L’alphabétisation et des formations en gestion sont cruciales pour assurer la pérennité des greniers dans chaque village.

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L’insécurité est réelle et quotidienne pour de nombreux villageois

Au nord du Burkina, la plupart des familles paysannes produisent de quoi se nourrir seulement pendant les premiers mois de l’année car cette région ne bénéficie que de très faibles pluies et les parcelles des agriculteurs sont souvent trop petites pour produire plus. Une fois que le stock de céréales est épuisé, elles sont confrontées à d’importantes difficultés pour se nourrir, c’est ce que l’on appelle la période de soudure.
Les Greniers de Sécurité Alimentaire (GSA) sont des magasins communautaires gérés bénévolement par des villageois motivés. Avec des fonds qui leur sont alloués, les villageois peuvent acheter des céréales à bon prix juste après les récoltes, quand les prix sont bas. Ces céréales sont alors revendues dans les villages et le fonds doit être reconstitué pour assurer la pérennité de l’action. Les greniers offrent aux villageois la sécurité et la certitude de pouvoir acheter des céréales à un prix raisonnable dans leur propre village.

RGSA centre

Des résultats encourageants !

Ces dix dernières années, le nombre de GSA est passé de 234 à 399, le volume commercialisé par an de céréales est passé de 306 tonnes à 4250 tonnes. Parallèlement, des efforts sont faits pour diversifier les produits qui peuvent être vendus dans les greniers afin de lutter contre les carences alimentaires : les denrées autres que les céréales (huile, niébé, etc.) dont les ventes étaient insignifiantes en 2002 constituent maintenant près de 20% du chiffre d’affaires des GSA. Le nombre de bénéficiaires est estimé à environ 700.000 personnes.

L’efficacité prouvée des GSA

Des chercheurs du Centre de Recherche en Economie du Développement (CRED) de l’Université de Namur sont parvenus à mettre en lumière les effets des greniers de sécurité alimentaire (GSA) dans le cadre d’une étude d’impact. L’étude, menée dans 40 villages au Nord du Burkina Faso durant les récoltes agricoles 2010-2011 et 2011-2012, montre les avantages suivants :

GAIN DE TEMPS
Ils ont pu prouver que la présence d’un GSA au sein d’un village diminue de 50 % la distance moyenne parcourue par les ménages pour s’approvisionner.

GAIN D’ARGENT
L’étude démontre que la présence d’un GSA permet de diminuer le prix moyen de 1450 FCFA (2,21 €) sur le prix d’un sac de 100 kg de sorgho. Sur une année, ce gain équivaut à la consommation annuelle moyenne en viande et poisson de 2 personnes ou encore aux frais d’inscription scolaire dans le primaire de 5 enfants.

MIEUX NOURRIS
Il en découle une amélioration de la situation nutritionnelle et plus particulièrement pour les familles les plus pauvres qui ne disposent pas de moyen de transport motorisé de même que pour les villages les plus isolés.

Quelles perspectives ?

Le RGSA est actuellement engagé dans un processus d’institutionnalisation à l’issue duquel il doit se muer en une entité autonome, sous la forme d’une coopérative dont les membres seront les unions promotrices de GSA, la FNGN et SOS Faim. Une réflexion est également en cours pour redéfinir les modalités de l’octroi de crédits « fonds de roulement », afin de mieux s’adapter aux besoins des GSA.
Enfin, on vise à renforcer les capacités de gestion de tous les acteurs du système afin d’améliorer la qualité des services fournis tout en réduisant la dépendance du système vis-à-vis de financements extérieurs.

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En savoir plus sur le projet?

Soyez les bienvenus le mardi 31 mars au Mardiscute 

Article publié dans : News