La transformation des exploitations familiales : pour une approche paysanne

Quels sont les facteurs clés de la réussite des approches paysannes de l’accompagnement de la transformation des exploitations familiales?  C’est à la lumière de l’apport de quatre fédérations paysannes d’Afrique de l’Ouest (FONGS, FPFD, FNGN, AOPP) que SOS Faim et ses partenaires ont répondu à cette question clé, au coeur de son travail. Ces apports font l’objet d’une restitution dans un document intitulé : «La transformation des exploitations familiales : pour une approche paysanne » qui fait suite au colloque organisé en mars 2014.

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Un constat et des défis

L’approche paysanne qui s’est développée repose sur un constat : il n’y a pas de véritables alternatives aux agricultures familiales.

Ces agricultures familiales font face à trois défis majeurs :
1. alimenter convenablement les consommateurs nationaux
2. gérer durablement les ressources naturelles
3. rémunérer décemment le travail paysan.

Cette approche paysanne de l’accompagnement a maintenant fait ses preuves dans plusieurs pays : chacune des quatre organisations porteuses de cette initiative a fait part de performances économiques, sociales et environnementales remarquables obtenues sur plusieurs années.

Mais pour exprimer véritablement son potentiel accélérateur du développement durable à l’échelle ouest-africaine, l’accompagnement doit réunir plusieurs conditions.

Facteurs clés d’une approche paysanne réussie

Les « facteurs clés » de la réussite des approches paysannes de l’accompagnement de la transformation des exploitations familiales sont au moins au nombre de trois.

1. L’ancrage paysan
Les organisations paysannes sont l’émanation des paysans, elles sont gérées par eux, elles valorisent leur savoir-faire, elles savent analyser leur situation de l’intérieur, elles savent leur parler et ont une capacité de mobilisation. Ces organisations ont su défendre les intérêts des paysans et ils s’en souviennent.

2. Approche adaptée à la dynamique des exploitations familiales
Le conseil n’est pas imposé, mais est basé sur le volontariat et sur un engagement contractuel. Il est répété dans la durée par des conseillers engagés et compétents (formés par la fédération). Le conseil est combiné avec les échanges paysans, l’alphabétisation et la formation, des appuis techno-économiques et financiers, l’accès aux résultats la recherche, l’intermédiation avec d’autres acteurs.

3. Production continue par ces organisations paysannes de connaissances sur l’exploitation familiale
Les recherches paysannes en sont une première source. La capitalisation des données du suivi des exploitations en est une seconde. La pratique des autoévaluations et des bilans en constitue une troisième.

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Article publié dans : News