Niger

L’agriculture au Niger

L’agriculture, l’élevage, la pêche et la sylviculture représentent 44% du PIB au Niger. Mais l’agriculture est essentiellement pluviale et donc soumise aux aléas climatiques. Le Niger souffre d’une insécurité alimentaire chronique à cause d’une récurrence des crises naturelles et humanitaires. Au Niger, la contribution du secteur primaire dans le PIB est passée de 817 milliards de FCFA à 1021 milliards, soit une progression de 25%. Alors que l’ensemble des autres secteurs enregistrent une progression 20%. L’agriculture est donc un élément incontournable de la croissance économique.

L’accès au financement

Le Niger est l’un des pays où l’accès au financement est le moins développé et ce phénomène touche plus spécifiquement les zones rurales, et surtout les financements destinés à l’agriculture et l’élevage. Les institutions financières, comme la Bagri (Banque Agricole du Niger), les autres banques et les systèmes financiers décentralisés (SFD) ont du mal à s’engager dans le crédit agricole du fait des coûts élevés des services, de l’absence de méthodologies bancaires adaptées, de l’insuffisance des garanties proposées par les agriculteurs et des risques liés à la production agricole.

L’action de SOS Faim au Niger

Depuis 2017, SOS Faim soutient (en consortium avec AZIMUT) l’Association Professionnelle des SFD (AP/SFD). Cette dernière a pour mission de promouvoir et de défendre le secteur de la microfinance au Niger. Le rôle de SOS Faim est de renforcer l’AP et ses membres à différents niveaux : gestion, contrôle interne, renforcement capacitaires, système d’information et de gestion, etc.

Le diagnostic de l’AP/SFD a été réalisé fin 2017, celui de SFD membres est en cours. En fonction des résultats de ces diagnostics, SOS Faim mettra en place le soutien adapté.

Chiffres clés

Actuellement 52 systèmes financiers décentralisés agréés au Niger sont membres de l’AP/SFD Niger. Ils représentent 99% de l’encours de prêts et des dépôts du secteur de la micro finance.