Offrez-leur la certitude d’un revenu décent…

La crise du lait, ce n’est pas qu’en Europe mais aussi en Afrique. Là-bas, elle plonge les petits producteurs dans une situation inquiétante, mettant en péril leur sécurité alimentaire ! En effet, ils n’arrivent plus à concurrencer le lait en poudre européen qui se vend deux fois moins cher et qui représente un risque pour la santé car elle est souvent mélangée à de l’eau non potable.

SOS FAIM TIRE LA SONNETTE D’ALARME ET LANCE UN APPEL URGENT POUR LEUR VENIR EN AIDE!

C’est pourquoi SOS Faim soutient les producteurs sénégalais par le biais d’un partenaire local : la Fédération des ONG du Sénégal (FONGS), et plus particulièrement, par un de ses membres, l’Association pour le Développement Intégré de Dahra (ADID). De cette manière, les familles sénégalaises ne perdent pas leurs revenus dont elles ont tant besoin sous l’effet de la concurrence déloyale de la poudre de lait importée. En outre, l’ADID organise des campagnes de sensibilisation et d’alphabétisation et des formations pour améliorer le sort des producteurs de lait locaux.

 

Joëlle Scoriels, ambassadrice de SOS Faim, s’est rendue en janvier 2017 à Dahra et nous raconte :

« Je savais que la situation des producteurs de lait était difficile, mais la découverte de cette réalité sur le terrain a été un choc. Chaque citoyen d’ici devrait être confronté un jour à ce qui se passe là-bas ;  la situation est extrêmement précaire… »

L’ADID a créé une mini-laiterie à Dahra qui récolte, conserve, transforme et commercialise le lait local et ses produits dérivés. Ainsi les petits producteurs locaux peuvent compter sur un prix fixe par litre de lait et préserver les revenus dont ils ont tant besoin pour se nourrir et envoyer leurs enfants à l’école.

L’ ADID organise également des campagnes de vaccination du bétail, des tournées de collecte de lait, des formations et des actions de sensibilisation qui contribuent à construire un avenir meilleur.


© STRUZIK – simply human

Dael Ba, une femme de 43 ans, élève seule ses 5 enfants. Le lait de ses vaches est sa seule source de revenus. Tout comme d’autres femmes de la région, elle se rend tous les matins à la mini-laiterie de Dahra, soutenue par SOS Faim, qui lui achète son lait à prix fixe. Cela lui permet de mieux gérer son budget, de nourrir sa famille et d’envoyer ses enfants à l’école.

« On voit bien que l’aide apportée à Dael est vitale. Augmenter de quelques dizaines de francs le prix qu’elle obtient pour son lait améliore immédiatement sa vie et celle de ses enfants ». Joëlle Scoriels