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PARERBA : 6000 emplois agro-alimentaires en perspective dans le bassin arachidier sénégalais

Accès à la terre • 13 septembre 2019

Quelles opportunités économiques pour permettre l’inclusion des jeunes dans l’économie rurale sénégalaise ? Dans la zone du bassin arachidier, le contexte est compliqué : aléas climatiques, dégradation des sols, pénuries d’eau. C’est là que PARERBA a posé bagage en 2017.

Financé par la Commission européenne, PARERBA (Projet d’Appui à la Réduction de l’Émigration Rurale et à la Réintégration dans le Bassin Arachidier) vise à créer et stabiliser des emplois ruraux et cible en priorité les jeunes et les migrants de retour au pays. Le projet est déployé à Fatick, Kaolack et Kaffrine, dans le sud du bassin arachidier, une région hautement stratégique puisqu’elle concentre près de 50% de la population rurale du pays et plus de 25% de l’émigration internationale sénégalaise.

Sécuriser l’accès au foncier

Le projet vise dans un premier temps à sécuriser l’accès à la terre des bénéficiaires. Un important travail de sensibilisation et de formation des producteurs sur l’enjeu des droits fonciers a ainsi été réalisé. En parallèle, des ateliers ont permis d’identifier des filières porteuses comme le piment et le poivron. Le projet organise et structure les bénéficiaires en groupements en vue d’une gestion collective des ressources. Des Champs Ecole Paysans (CEP) permettent quant à eux de promouvoir les bonnes pratiques agricoles. Depuis les techniques de pépinière à la plantation, les producteurs renforcent leurs capacités.

« À travers des investissements dans les aménagements hydro-agricoles, nous souhaitons faire de l’agriculture une activité professionnelle et permanente et offrir un revenu stable aux producteurs. Alessio Salvadori Pannini, responsable du projet et directeur adjoint d’ENABEL Sénégal.

 « Avant ma participation dans ce projet, j’ai essayé d’émigrer plusieurs fois. J’avais prévu d’émigrer vers la Guinée Equatoriale mais PARERBA est arrivé à point nommé. On nous a convoqué à la commune Samba Gueye où j’ai pu rencontrer l’équipe en charge. C’est grâce à ce projet que je n’ai pas émigré à nouveau. Actuellement, je cultive du piment ce qui me permet de subvenir à mes besoins. Je ne compte plus partir, je préfère rester ici. » Mouhamed, bénéficiaire.

Rédaction : Jessica Pipyn, stagiaire

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Lire le numéro complet du Supporterres n°9 de septembre 2019 : « Migrations : le monde rural en mouvement »