SOS Faim
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Une seule saison de pluie pour se nourrir toute l’année

Le Burkina Faso ne bénéficie que d’une seule saison de pluie de mai à septembre, ce qui ne permet qu’une seule récolte par an. Ce n’est pas suffisant pour assurer la sécurité alimentaire de la population. En effet, plus des deux tiers des Burkinabés du Centre-Nord vivent sous le seuil de pauvreté et la malnutrition reste une question prioritaire.

UNE SOLUTION : LE MARAÎCHAGE IRRIGUE

APIL a pour mission d’équiper les périmètres maraîchers de matériel moderne d’irrigation. Elle intervient dans 5 communes réparties sur 2 régions :

  • Loumbila et Zitenga (Plateau Central)
  • Kaya, Pissila et Boussouma (Centre-Nord)

Les producteurs sont organisés en groupements, dont le rôle principal est la gestion des équipements collectifs (motopompes). Les groupements sont eux-mêmes fédérés en 5 unions, qui organisent notamment la vente groupée des productions.

En parallèle au maraîchage irrigué, APIL soutient également la production vivrière notamment à travers l’aménagement de dispositifs anti-érosifs dans les champs de culture pluviale (cordons pierreux, etc.). Soucieux de promouvoir un véritable développement durable, APIL encourage les producteurs à adopter des méthodes agroécologiques.

APIL promeut également la participation des jeunes et des femmes à travers diverses activités :

  • ateliers de sensibilisation,
  • formations sur la prise de parole en public, etc.

APIL ET SOS FAIM

Le partenariat entre APIL et SOS Faim a commencé en 2008.

Il enregistre des résultats très encourageants :
- les superficies irriguées et les productions maraîchères (principalement des oignons et des tomates) augmentent chaque année.
- 3 sites de production bénéficient du label « bio SPG », permettant aux producteurs d’obtenir des prix plus élevés pour leurs produits, tout en travaillant dans un environnement plus sain.
- La commercialisation groupée se développe elle aussi. Plus de 3.000 producteurs bénéficient ainsi de revenus complémentaires, offrant de meilleures conditions de vie à leurs familles.

Quelles perspectives ?

Les perspectives sont encourageantes :

  • Chaque année, de nouvelles superficies sont aménagées et de nouveaux producteurs (environ 125 par an) sont intégrés dans le projet.
  • Deux hangars récemment construits doivent permettre aux maraîchers de stocker des oignons pendant quelques mois, de manière à les mettre sur le marché au moment où les prix sont plus favorables.
  • Un projet de transformation artisanale de tomates est également à l’étude.
  • Dans les grandes villes, la demande pour des légumes sains est en croissance.
  • Les producteurs sont de mieux en mieux organisés : les responsables commerciaux des unions participent à des foires et utilisent désormais les réseaux sociaux pour communiquer avec les acheteurs.