SOS Faim
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Des périodes de soudure particulièrement difficiles dans le nord du Burkina Faso

Dans le nord du Burkina Faso, la saison des pluies étant très brève et les parcelles cultivables trop petites, la plupart des familles paysannes de cette région produisent de quoi se nourrir seulement pendant les premiers mois de l’année. Une fois que le stock de céréales est épuisé, elles sont confrontées à d’importantes difficultés pour se nourrir. C’est ce que l’on appelle la période de « soudure ». Dans les villages isolés, la période de soudure est une période de grande incertitude qui s’aggrave encore plus pendant la saison des pluies (pistes impraticables, déplacements difficiles, etc.).

UNE SOLUTION ? DES GRENIERS DE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

La Coopérative Viiim Baoré / Naam regroupe plus de 400 greniers de sécurité alimentaire (GSA).  Les GSA sont des magasins communautaires qui achètent des denrées de base en grande quantité à la saison où celles-ci sont disponibles à bon prix et les revendent au détail pendant la période difficile.

La Coopérative Viim Baoré / Naam soutient les GSA  à différents niveaux :

  • Octroi des crédits ;
  • Approvisionnements ;
  • Appui-conseil des responsables villageois ;
  • Formations en gestion, etc.

LES GSA ET SOS FAIM

Le réseau des GSA est une initiative de la Fédération Nationale des Groupements Naam (FNGN), que SOS Faim soutient depuis 2002. En janvier 2015, le système d’appui aux GSA de la FNGN s’est autonomisé sous la forme d’une coopérative (CVB), que SOS Faim soutient depuis lors par des appuis techniques et financiers.

Des résultats encourageants

Les résultats sont très positifs sur les dix dernières années :

  • Le nombre de GSA est passé de 234 (dont beaucoup étaient inactifs) à 399 (dont 350 jugés « actifs ») ;
  • Le volume commercialisé (par an) de céréales est passé de 306 tonnes à 4.250 tonnes ;
  • Enfin on estime environ 700 000 personnes bénéficiaires des GSA.

Parallèlement, l’offre s’est beaucoup diversifiée. En effet, les denrées autres que les céréales (huile, niébé, etc.) dont les ventes étaient insignifiantes en 2002 constituent maintenant près de 20% du chiffre d’affaires des GSA.

QUELLES PERSPECTIVES ?

Un grand nombre de GSA sont dans une dynamique de croissance et de renforcement de leurs capacités. En effet, l’activité des GSA est par nature fluctuante, les années de mauvaises récoltes étant celles où les GSA sont les plus sollicités et où les ventes peuvent atteindre les niveaux les plus élevés.