PDIF (programme de développement intégré de Fatick)

Des filières porteuses mais difficiles à valoriser

Avec 51,2% de sa population vivant au dessous du seuil de pauvreté, Fatick est l’une des régions les plus pauvres du Sénégal. Les populations précarisées souffrent de nombreuses contraintes socio-économiques dont les deux principales sont :

– un faible niveau d’accès aux services sociaux de base
– des revenus économiques insuffisants par ménage;

Pourtant, de réelles opportunités économiques existent grâce aux filières porteuses de la région (sel, anacarde (noix de cajou), caprine et éco touristique). La valorisation de ces filières économiques rencontre des freins de type organisationnel, matériel, technique et financier. Parallèlement, les populations, et en particulier les femmes, disposent d’un accès difficile à des financements appropriés à leurs besoins et ce malgré la présence d’institutions de microfinance dans la région. Le programme de développement intégré de Fatick (PDIF) financé par SOS Faim vise à accompagner les populations dans leurs actions de lutte contre la pauvreté en collaboration avec le GERAD (Groupe d’étude de recherche et d’appui au développement) comme maître d’œuvre.

 

Le GERAD en bref 

Le GERAD est un bureau d’études issu du milieu universitaire. Il a été mis en place en 1999 par un groupe d’universitaires soucieux d’articuler recherche et développement en Afrique.

La principale mission du GERAD est de participer à l’évolution de la recherche en sciences humaines et sociales et de contribuer à une amélioration des conditions de vie des populations par la mise en œuvre de projets de développement locaux via notamment l’élaboration de tableaux de bord dont la finalité est d’orienter les responsables dans leurs décisions en matière de conception, planification, gestion et évaluation de projets.

Les principales activités du GERAD sont :
– la réalisation d’études socioéconomiques,
– l’élaboration de documents d’aide à la décision et la formation d’acteurs du développement local et la mise en œuvre de projets locaux de développement.

 

SOS Faim & le GERAD 

SOS FAIM soutient le GERAD depuis 1999. La première mission financée consistait à identifier dans une étude les régions bénéficiaires potentielles. Cette étude a conduit à la mise en place d’une phase pilote (1999-2002) qui a abouti au lancement du PDIF en 2003.

SOS Faim finance les organisations paysannes identifiées comme bénéficiaires du programme de développement (Unions de femmes, fédérations de planteurs et fédérations transformatrices d’anacarde, associations d’éleveurs caprins, éco-guides, fédération des producteurs de sel). Les financements sont orientés vers l’appui à l’organisationnel, la production, la commercialisation, l’octroi de crédits et le renforcement des capacités techniques (formation, appui-conseil).

 

Résultats

Les principaux résultats obtenus dans le cadre de la mise en œuvre du PDIF sont :

o 2664 organisations financées qui bénéficient à 27 667 membres ;
o La structuration d’organisations paysannes (OP);
o Le renforcement des capacités financières des OP et des Unions de femmes ;
o La promotion de l’entreprenariat féminin (427 femmes financées avec des budgets allant de 763 à 4580 euros) ;
o Le renforcement des capacités techniques et financières des mutuelles d’épargne et crédit partenaires ;
o La promotion de la gouvernance territoriale par la mise en place de cadres de concertation ;

 

Perspectives

A l’avenir, le PDIF souhaite pourvoir des services agricoles et renforcer la gouvernance locale dans une perspective de sécurité alimentaire et de création de revenus.

Il s’agira de :

  • Mettre en place un fonds de développement territorial ;
  • Augmenter et diversifier le nombre de bénéficiaires de crédits ;
  • Octroyer des services agricoles financiers (crédits de campagne, équipements agricoles, semences améliorées, etc) ;
  • Vulgariser des techniques culturales adaptées, des techniques de transformation des produits agricoles, etc ;
  • Développer l’économie rurale (mise en place de fermes, périmètres maraîchers, etc).