Le paradoxe de l’élevage au Sahel : forts enjeux, faibles soutiens

Le paradoxe de l’élevage au Sahel : forts enjeux, faibles soutiens
N°16

Cette synthèse, réalisée en partenariat avec le réseau Apess, se base principalement sur des données récoltées dans 4 pays : Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal.

Les grands pays d’élevage du Sahel (comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso) soutiennent très peu le secteur de l’élevage, en proportion du budget général de l’Etat et des soutiens accordés à l’agriculture végétale. C’est le constat unanime que portent les analystes, depuis la Banque mondiale à la FAO, en passant par les organisations d’éleveurs et… les ministères de l’Elevage de ces pays eux-mêmes. C’est surprenant dans ces pays qu’on présente pourtant comme des bons élèves dans le respect des engagements de Maputo (engagement des Etats africains à dédier 10% du budget national à l’agriculture, élevage compris). C’est surtout étonnant dans des « pays à vocation agropastorale » pour lesquels les filières animales sont considérées par tous comme stratégiques, porteuses ou prioritaires. Enfin il y a lieu de se demander pourquoi les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) n’investissent pas davantage sur ces filières sensibles qui, selon les politiques adoptées, pourraient devenir soit un socle de l’intégration régionale soit une sérieuse pomme de discorde.

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