Table ronde sur l’agriculture familiale en RDC : trois jours pour construire un plaidoyer commun

rdc1 Kinshasa, lundi 14 mars 2016. Une soixantaine de leaders provinciaux des trois principales organisations paysannes et des ONG d’appui congolaises se rassemblent durant trois jours pour la première grande table ronde sur l’agriculture familiale en RD Congo organisée par le Comité National pour la Promotion de l’Agriculture Familiale. SOS Faim y participe, en compagnie de deux de ses partenaires : la CONAPAC et le CENADEP.

Ils viennent des 4 coins du pays et vivent dans des contextes très différents… mais ce qui les rassemble lors de ce forum, c’est leur foi dans l’agriculture familiale qu’ils exercent et qu’ils défendent ardemment en étant impliqués dans une organisation paysanne au niveau local ou provincial.

Pour cette première table ronde coordonnée par le comité, le thème choisi est « L’agriculture familiale : enjeu électoral en RDC ». En effet, cette année 2016 devrait voir prendre place des élections présidentielles, provinciales et locales dans le pays. Les petits producteurs agricoles constituant la majorité des électeurs – près de 80% des Congolais travaillent dans l’agriculture –, il est important que ceux-ci disposent de leur propre agenda politique, spécialement conçu en faveur de leurs droits, pour analyser les projets de société présentés par les potentiels candidats aux postes électoraux et interpeller ceux qui viendront solliciter leurs voix.

rdc2Le Comité National pour la Promotion de l’Agriculture Familiale a donc décidé d’outiller davantage les petits producteurs pour faire entendre leurs voix. Pour ce faire, il a organisé cette table ronde afin de produire une charte paysanne électorale commune et un projet d’acte d’engagement pour les dirigeants (ou candidats dirigeants) politiques en faveur de l’agriculture familiale.

La première journée a été consacrée à l’état des lieux de l’agriculture familiale en RDC et des politiques et initiatives mises en place par le gouvernement pour soutenir l’agriculture familiale… qui sont très faibles et limitées, à en juger les réactions et commentaires des participants à la table ronde. Il est donc nécessaire de réagir. C’est l’objectif de la seconde journée qui sera consacrée à des ateliers pour dégager les grandes lignes directrices de la charte et des engagements concrets que les agriculteurs veulent demander à leurs (futures) autorités.